FIG. 290. — ROI ASSYRIEN CHASSANT LE BUFFLE SAUVAGE
(Bas-relief de Ninive.)
Toute femme devait, au moins une fois dans sa vie, offrir sa beauté à la déesse en un sacrifice absolu.
Mais, en dehors de cet hommage universel, tout sanctuaire avait ses prostituées sacrées, qui appartenaient au dieu seul, — ou plutôt, il faut le croire, à ses représentants, c’est-à-dire à ses prêtres. Il en était sans doute des dieux babyloniens comme du Krishna hindou, qui délègue volontiers ses pouvoirs.
Voici la coutume caractéristique qu’Hèrodote nous décrit à ce sujet :
« Dans la dernière tour du monument consacré à Jupiter Bélus, est une grande chapelle, dans cette chapelle un grand lit bien garni, et près de ce lit une table d’or. On n’y voit point de statue. Personne n’y passe la nuit, à moins