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FIG. 403. — TAUREAUX AILÉS DU PALAIS DE XERXÈS, A PERSÉPOLIS

à l’Occident. Comme eux il voit avec effroi se dresser, au seuil de la sombre et brumeuse Europe, la Grèce charmante et redoutable, la vierge armée, symbolisée par la Minerve du Parthénon.

Une heure grave et solennelle a sonné dans l’histoire. Le centre de gravité du monde va se déplacer par une formidable oscillation. L’adversaire que Darius Codoman voit venir à lui d’une marche rapide, marquant tous ses pas par une victoire, s’appelle Alexandre.

Le dernier grand empire asiatique s’écroule. Et la civilisation, qui, depuis l’origine des races, s’est développée du côté où le soleil se lève et sous des climats radieux, émigre vers des régions plus

LES PERSES ET LES MÈDES

sévères, là où l’azur pâle du ciel s’obscurcit de lourdes nuées, et où retentit toujours, comme un écho mélancolique, la plainte de l’Océan sans bornes, cet Océan qui deviendra son esclave et que les anciens ne connaissaient pas.

Le génie aryen, qui va sembler désormais, à la tête de l’humanité, être comme la colonne de feu guidant Israël au désert, n’a jeté en Perse qu’un transitoire éclat. Il va se rallumer en Europe et éclairer le monde d’une lumière nouvelle. Sur le plateau de l’Iran, ce génie ne fut que le continuateur des antiques et laborieuses races dont nous avons étudié les travaux. Il ne déploiera toute sa force originale que dans notre Occident, au seuil duquel nos présentes recherches s’arrêtent.

La civilisation des Perses est une civilisation intermédiaire. Ce peuple, héritier des vieux âges est en même temps le précurseur du monde moderne. C’est à ce titre surtout que son rôle et ses œuvres doivent nous intéresser.

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