FIG. 423. — FIROUZ-ABAD
(Bas-relief.)
les peuples connus par les Perses à l’époque de Cyrus, et ceux-ci en furent réduits à le composer de toutes pièces.
Le monument qu’ils élevèrent, malgré le magnifique matériel dont ils se servirent — du marbre blanc de la plus grande pureté — ■ est d’une simplicité presque barbare et absolument dépourvu de tout caractère artistique. La grosseur des blocs employés à le construire rappelle aussi les efforts des peuples primitifs, qui toujours ont remplacé l’habileté de l’agencement par l’énormité des matériaux.
Le « Tombeau de Cyrus » est une sorte de maisonnette placée sur un piédestal de forme pyramidale. Ce piédestal est formé de sept couches en retrait les unes sur les autres. La maisonnette n’a qu’une ouverture donnant accès dans une chambre intérieure, sorte de caverne artificielle, où l’on déposa le sarcophage.
LES PERSES ET LES MÈDES
Jusque dans ce monument si simple, on peut constater l’influence de deux arts étrangers : le grec et le chaldéen. La pyramide à sept étages qui forme le piédestal n’est en effet que la réduction d’une ziggurat babylonienne. Quant au tombeau proprement dit, on dirait une grossière copie d’un temple grec dont il a le tronton triangulaire.
Cette gauche combinaison est tout ce que les Perses purent trouver pour élever le seul genre d’édifice qui leur soit propre.