FIG. 81. — LE NIL PRÈS D’ASSOUAN
tions que subirent — surtout par suite du développement de l’industrie — les conditions de l’existence humaine. Mais nulle part ces changements nécessaires ne se sont produits sans difficulté ni sans lutte — lutte qui est l’essence môme de la vie des sociétés — entre les instincts progressifs et les instincts conservateurs.
Les peuples ue continuent à vivre qu’à la condition de respecter leurs traditions, et ils ne progressent qu’à la condition de savoir se dégager à temps du joug de ces traditions quand elles sont devenues inutiles ou nuisibles. La solution de ce problème, dont les deux faces semblent au premier abord contradictoires, est une des
ÉVOLUTION DES CIVILISATIONS
plus difficiles qu’il puisse y avoir à résoudre. L’histoire est jonchée