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Entre l'industrie archéolithique et celle de la pierre polie est une transition [kjoekkenmœddings danois, campignien, etc.) dans laquelle les anciens procédés de taille sont toujours en usao-e, mais qui ne connaît pas encore le polissage. Cette industrie se rapproche à tel point de celle du néolithique qu'on a coutume de l'y ranger ; elle mérite toutefois d'en être séparée, ce que je ferai en la désignant sous le nom iVéiat mésolithique (1).
L'usage de la pierre polie constitue la dernière amélioration dans l'industrie de la pierre. Cette phase est désignée sous le nom d'état néolithique, terme des mieux appropriés ; car elle est la dernière étape rationnelle avant l'apparition des métaux.
Vétat néolithique comporte lui-même des divisions : celle de la pierre simplement polie et celle delà pierre percée pour l'emmanchement; mais ce travail très achevé semble n'être survenu, dans bien des pays, qu'au moment de l'apparition du métal. 11 appartiendrait alors à ïétal énéolithique ou industrie mixte.
Il y a peu d'années encore, on accordait à Yétat néolithique une très grande importance et une longue durée. La tendance actuelle des préhistoriens est de réduire le néolithique au profit de Vénéolilliiquc. (hielques auteurs même vont jusqu'à penser que jamais la pierre polie n'a existé sans le métal et que les apparences néolithiques ne sont dues qu'à la grande rareté du cuivre dans certaines régions et à certaines époques. Il ne faudrait pas cependant accorder à cette hypothèse une valeur absolue.
Les types néolithiques, ou du moins semblant tels, sont extrêmement nombreux, mais ne présentent guère qu'un intérêt oéotrraphique. Il est d'ailleurs à remarquer que, d'une façon générale en ce qui concerne le travail de la pierre, la variété des formes s'accroît au fur et à mesure que les industries envisagées sont plus récentes ; etquil se forme peu à peu des provinces possédant leurs types spéciaux. Cette constatation viendrait à l'appui de la théorie de lorigine unique de l'invention de la taille de la pierre.
A Vétat néolithique succède, dans l'ordre naturel des choses, Vélat métallurgique, celui dans lequel nous vivons. L'homme est dès lors en possession du métal ; non d'un minéral malléable susceptible d'être martelé, étiré, aiguisé ; mais d'un métal obtenu
(1; \i.hoç, liOoz (Nob.)