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DES SOURCES DE LA PRÉHISTOIRE ET DE LUISTOIRE

par la fusion des natifs ou par la réduction dos minerais de nature plus ou moins complexe.

V état métallurgique commence dans i)rcsque tous les pays par la phase énéoUthique où le cuivre pur d'abord (1 ), le bronze ensuite sont associés à l'usage continué de la j)icrre. Puis la phase du bronze, divisée elle-même en types suivant les temps et les lieux ; enfin h phase du fer et ses multiples subdivisions.

Ainsi classée, l'industrie préhistorique peut être envisagée en dehors de toute pensée chronologique ou synchronique, ce qui n'empêche d'ailleurs pas d'user des termes de cette nomenclature dans l'étude des successions ; l'ancienne suite des industries, si judicieusement établie pour l'Europe, ne perdant rien de sa valeur.

Quant aux pays éloignés, leurs industries préhistoriques se rangent également dans cette succession, basée seulement sur les progrès naturels; mais on devra se garder d'établir à la légère des concordances dans les époques, alors même qu'il y aurait similitude dans les types.

On obtient, dès lors, le tableau ci-contre (p. 7) dans lequel peuvent rentrer toutes les observations relatives à l'industrie de la pierre et des métaux chez les peuples ne possédant pas d'histoire. Chaque région est représentée par une ou plusieurs lignes, les hiatus restant en blanc. Pour beaucoup de pays, ces lacunes ne seront jamais comblées.

Anthropologie. — V anthropologie examinant le corps humain, au même titre que la zoologie étudie celui des animaux, n est qu'une branche de l'histoire naturelle à laquelle on a cru pouvoir faire jouer un rôle bien plus important que celui qui lui revient en réalité ; espérant tirer de ses déductions, non seulement la connaissance de l'homme en tant que sujet zoologique, mais aussi des notions précises sur ses origines, ses parentés, ses aptitudes. Cette science a malheureusement jusqu'ici donné ])caucoup moins

(1) Au sujet des inslrumenls en cuivre pur, .scnl.-nit exacieuienl les mêmes foi mes (luVn

Cf. docteur MucH, /Aye du cuivre en Europe et Eiuupe. (Cf. /.eilschrifl fiir Ethnologie, 190»;,

son rapport avec, la civilisation (le.-< JndoGer- Hefl 1 u. II, p. '.t-2, figs. 5, u,6.c.) M. de Morlillel

mains. Vienne, ll^86, in 8. L aul( iii- cite des dé considèreles inslrumcntsdecuivrecomme pos-

couverles failesen II;iute-Aiilriciie,à Salzburg. lêrieursà ceu.x de bronze. (Cf. Mal., t. IV, 1887.

en Basse Autriche, en Moravie, en Allemagne p. 2:^5.) Mais cette opinion, rejelée par tous les

du Sud, en Suisse, en Italie, etc. A yiiiacatal archéologues, est remplacée par celle <|ui con-

(Péroii , E. NordenskJ.dd a rencontré des ha- sidère l'usage du cuivre pur comme précur-

ches de pierre et de cuivre (■?)(Bron/.ca.\tj pré- seur de celui du bronze.

iO LES PREMIÈRES CIVILISATIONS

tle résultats qu'on en attendait d'elle pour les temps modernes, aussi bien que pour les époques les plus reculées.

Malgré le nombre énorme des travaux parus jusqu'à ce jour, nous ne possédons aucun classement naturel solide des races humaines récentes et, à fortiori, n'en pouvons-nous pas avoir pour les races anciennes au sujet desquelles les observations sont d'autant plus clairsemées et plus douteuses que le type est plus ancien.

Tout animal, appelé à vivre dans un milieu différent de son habitat originel, se transforme plus ou moins rapidement, tout en conservant ses caractères spécifiques ; il rend ses facultés plus aptes à supporter les conditions de son nouveau mode d'existence, et ne tarde pas à constituer une variété, ou tout au moins une nouvelle forme (1).

Ce qui est vrai pour les animaux, l'est aussi pour l'homme; de sorte que, si une race homogène a été jadis répandue sur notre globe, se trouvant soumise à des milieux très divers et répartie dans des habitats différents et variables, elle s'est forcément multipliée sous la forme d'une foule de types plus ou moins éloignés du prototype et entre eux, et dont les différences sont allées en s'accentuant au cours des âges (2).

Si ces hommes n'avaient jamais changé de demeure, si la patrie de chaque groupe ne s'était pas modifiée géographiquement et climatériquement, chacun de ces groupes présenterait les caractères dus aux influences locales naturelles simples.

Mais tel n'est pas le cas ; nous savons que, depuis l'époque géologique où il est admissible de placer la venue de l'homme sur le globe, les continents ont changé de forme et qu'il n'existe peutêtre plus la moitié des terres qui émergeaient autrefois (3) ; que, devantd'importants cataclysmes, l'être humain a dû modifier son habitat, fuir certaines régions pour en adopter d'autres; migrations qui n'ont pu se passer sans qu'il y eut mélange de fractions différentes. Nous savons encore que, sans qu'ils doivent être attribués à des révolutions naturelles sur la surface du globe, de grands mouvements de peuples ont eu lieu, causant de nouvelles fusions depuis

(1) C'est à la difTérence dans lus conditions déjà noter des diirérences sensibles entre les

ce la vie que nous devons toutes les variétés Américains du Sud et les Espai>nols, les Cana-

de nos animaux domesliques. Laniélioration diens et les Français, les Américains du Nord,

des races par lélevage n'e,l autre que lu mise les Australiens elles Anglais; les Boers et ks

en i.ralKjue de ce principe. Hollandais, etc.

{i) Dans les temps modernes, nous pouvons (3j Cl. Chap. II et III.

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