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I.A FLORE. LA 1 AUNK KT LlIOMMi; Al X TEMPS GLACIAIRES

tilleuls, de lièties, associés ;ui\ hoiis. Le sapin (Ahies perfinaln) s'y est acclimalé en dernier lien.

Du même âge, et du même caractère essenliellement tempéré, <'sl la dore des lio-niies interglaciaires de la Suisse; de ceux où il a été rencontré des morceaux de pin portant des traces du travail de l'homme (1). Cesligniles, ainsi que les tufs inférieurs de Moret, sont remarquables par la j)reuve qu'il fournissent du grand développement du figuier et du laurier au temps de leur formation.

Les zones de végétation ont toujours été concentriques aux glaciers. Lors de la plus grande exteui^iou de ces derniers, l'aire des flores froides a fini par être continue depuis la Sibérie, par les Carpathes et les Sudètes, jus(|u'aux Alpes et même aux Pyrénées. Plus tard, cette aire s'est lompue en ilols *2i, et c'est ainsi qu'il a pu se constituer une lloie alj)ine aj)parenlêe à la flore boréale (3;.

Le Forest bed fournit également la faune qui vivait au moment où commencèrent à se former les glaciers. On y voit(/i) : Elcphns. méridionale (ô), E. anliqiiiis (6), E. j>rimi()enitis (7), Rhinocerofi elruscus {S\ II. megarhiniis, E(/iiiis caballus, Ilippopoldinua major (9), Sus sera fa, Ursus spelœus (10 , ['. Arvernensis, Boa primigeniiis (11), Cervus megaceros (12 . C. capi-eolus, C. elaphus, C. polygnacus, C. cornuloi'nm, C l'cr'licornis, C. Sedgwicki, Castor fiber, etc.

Cette faune caractérise nettement la j)roviuce zoologiqne an-

Ci) A Wetzikon (Suisse). Hulimcxcr.

(2) Les hautes cimes de la Suisse renferment (les espèces végétales i(lenU(|ues à celles (lu Spitzberg et du Groenland. .Sur Ucône terminal du Faulhorn, Ch. Marlens a recueilli 132 phanérogames dont 4U se retrouvent en Laponie et 8 au Spitziierg. Mémo chose a été observée pour toutes les grandes montagnes, même dans l'Atlas, 1 Abyssinie, au Brésil, dans les Andes, oie. (A. ije Lappa- UE^T, Traité de Gcoloyie, 1906. p. Ili.)

(3) BouLAY, l'A'iciennetc de ilwmiiif. Paris, 189i.

(4) LvELL, Anliq. of Man, p. -2ôi).

(r>) Cf. Gaudry, Enchainemenls du monde animal, 1878, p. 169. — Id., leA AncèlreA de nos animaux, p. 279. — D'après Gaudry, iJ. meridio- ;in//.s' serait l'ancêtre de l'éléphant de l'Afrique.

(6) Cf. rALcoNER, On llie ossiferous caves of Ihe pcninsula of Gower, in Ouarl. Jonrn. Geol. Soc, t. X'VI. Gaudry considère /•,'. anliquus comme l'ancêtre de l'éléphant des Indes.

(7; Ou mammouth. Cuvier, Révol. du Globe, p. 3-29, ossements fossiles. Cf. H. Ilowoinii, The Mammolh and Ihe flood, 1887. — F.vlcoiser, Paleoniological Memoii\'i, t. 11, 1868. — D'Acv, Bull, Soc. AnlhropoL, 1884, p. 4.'>3. Los osse-

ments en soûl trè.s abondants dans toutes U>>. régions habilables au pléistocène. On rencontre son image gravée dans les cavernes (la Madelaine, lîruni(|iiel, Haymonden. etc.).

(8) Falconer.

(9) Cuvier ; rare dans l'Europe centrale, manquant en .MIemagne, il est abondant en Italie. Cf. Gkiwais, lierh. .s. I Anliq. dr l'homme, p. 101. — De Mortii.i.et, le Préhistorique, 2"^ édit., p. 205 sq. — IIamv, Pr^ci.s-. p. 175.

(10) GuviEi!, Ussement.'i fossiles, vol. IV, pi. XX à XXIV, figuré sur un morceau de schiste (caverne de Massai).

(11) GiivicR, Ossew. foss., t. IV, 112 sq., p. 1,50 s(j., pi XL Synonyme-., /?08 uru.s prj.scu.---, laurus fossilis, laurus primigeniu.s ; est au dinde certains auteurs (Cuvier, Uulimeycr, Bell, Nehringj peut-être l'ancêtre de nos grands bovidés d..mestiques. Fréquemment figuré sur les parois des grottes.

(12) llarlan. — Synonymies, cerfs à bois gigantesques (Cuvier;, Megaceros hiberniciis (Owen), earycero.-), etc. ; irequent en Europr occidentale, rare eu Italie, est interglaciaire eu Irlande. W'ii.liams, Geol. May., 1881,

p. ;\bi.)

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LA FLOJIE. LA FAUNE ET L'HOMME AUX TEMPS (lLA<:îAIPvES 103

glaise de cette époque. Elle est forcément la même, à peu de chose près, pour la Gaule se[)tentriouale et centrale ; puisque la Manche n'existant pas alors, les terres britanniques irétaient que le prolongement du continent européen. Les temps qui suivent montreront le départ d'un grand nombre de types, mais n'en apporteront pas de nouveaux.

La faune (1) n'est pas homogène pendant toute la durée du pléistocène et dans tous les districts. En Europe centrale et occidentale, elle débute par Elephas anliquiis dominant, mais vivant avec E. meridionalis, reste du pliocène ; tandis (|ue dans les rivières et les lacs abonde Corbiciila /Iiiminalis, lamellibranche aujourd'hui éteint partout ailleurs (|ue dans les eaux tièdes tie l'Afrique et de l'Asie méridionale (''1).

E. meridionalis disparaît le premier, faisant place à E. prirni- (jenius, avec lecjuel d'ailleurs il a vécu ses dernières années (Forest bed). E. anliqiiiia s'eflace à son tour laissant seul E. primigenius (|ui, avec Rhinocéros tichorhinus, est contemporain du renne, et ce dernier lui survit jusqu'à nos jours, bien qu'ayant modifié son habitat.

En sorte (ju'il semblerait qu'on puisse diviser les temps glaciaires en six périodes, suivant les caractères de leur faune, savoir :

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