‹ Les premières civilisationsChapitre 33 sur 79 · I.ASIE AXTKRIELIRE KT I.ÉGVI'TE ANTK-IIISTORFOUES · texte numérisé non relu

I.ASIE AXTKRIELIRE KT I.ÉGVI'TE ANTK-IIISTORFOUES

complet de textes aj)|)arlenant en propre aux Sumériens pour nier leur existence ; car TElam, (|ui cependant avait conservé sa vie à part des Sémites, ne nous a laissé aucun document de langue anzanite pendant qu'il était sous le joug akkadien.

C'est aux Sumériens (1) qu'on doit attribuer les premiers établissements fixes dans la Mésopotamie ; ce sont eux qui ont laissé les couches })r(»l"()U{les dans les tells de Suse, de l'Elam, de la Chaldée et dans les vallées du Zagros et du Poucht è Kouh, du Sirdjar, de TAnti-Liban ouvertes sur la plaine. Leur première industrie est néolilliicjue, j)eut-(Hre même énéolilhique ; elle se fait remarquer par rexiguïlé des instruments. Cela tient à ce que le silex, inconnu dans la plaine, faisait l'objel d'exportation des vallées voisines, sous forme de galets roulés.

La poterie primitive, d'abord certainement très grossière, est encore inconnue. Elle nous apparaît seulement alors qu'elle est devenue fine el habilement ornée de ])einture ; c'est l'une des caractéristiques principales de cette civilisation très ancienne, mais secondaire.

Les stations néolithi(|ues sont nombreuses ; il en existe vers le Liban, dans les plaines (|ui bordent l'Euphrate, à tous les points d'eau naturels. Au sud, en Chaldée, les tells les plus anciens reposent sur des couches néolithiques et énéolithiques, preuve que ces villes remontent à des âges incalculables.

A Yokha, ville d'une très haute antiquité :'2l, située au centre de la plaine, au nord du Chatt el Hay, les couches inférieures abondent en silex taillés. Ce sont des nuclei provenant de galets roulés, des lames levées avec une extrême habileté, d'une grande ténuité et ornées de retouches extrêmement fines, de très petits instruments, poinçons, grattoirs plats, scies à un ou à deux Iran-

^iècles seulement ont suffi aux Romains pour anzanite que spcciule à rliacun des tieux

absorber tous les éléments elhni(iues de leur peuples? (.1. M.)

péninsule;aux Allemands, pour germaniser les (2) Voklia se nommait dans l'antiquité Ouh

Slaves de Prusse; aux Américains, aux Austra- ou Onhhou (je lai visitée en octobre 1899); elle

liens, pour supplanter les races indigènes. La faisait partie dun petit royaume composé de

rapidité de l'absorption dépend uniquement trois villes très voisines l'une de l'autre (au-

de l'importance numérique et du la force vilab^ jourdhui Yokha, El Hammam et Oum el "Aga-

de la race nouvellement arrivée. Certainement reb). Les ruines en sont considérables ; la base

un millier d'années a dû suffire pour sémitiscr des tells est composée de cendres où abondent

la Basse Cbaldée cl l'amener au point de se les silex taillés et les débris de poterie gros-

constiluer en empire. sière ; au sommet sont des murailles très an-

(1) n est certain que les langues sumérienne ciennes, car ces villes, ruinées par Hammoii-

et anzanite ne sont pas apparentées; maise>l-il rabi vers le vingtième siècle, ne se sont jamais

probable que les deux peuple-; ai)partinssent relevées. On voit encore près d'elles les canaux

à une même souche ; et que la culture qui se qui leur apportaient l'eau nécessaire à la vie

développa, aux origines, fût pliitùl suméro- et à la cidlurc. (.1. M.)

iPetra

o Noms ^ Pabnyre +«

o Hamas

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