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Même texte Assvrien.
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Même texte en néo-anzanite (2).
Le néo-anzanite des textes de Bisoutoun avait été pris par H. Rawlinson (3) d'abord, par
Norris(Zi), Fr. Lenormant (5) et J. Oppert ensuite, pour la langue des Mèdes (6). Dès lors, suivant cette interprétation, les .Mè<les devenaient des Touraniens, et la religion avesti(|ue une concej)tion touranienne, malgré la nature de la langue zend (7; et malgré le texte même de l'Avesta. Celte erreur a, pendant longtemps, jeté un grand trouble dans les esprits (8) ; mais il est aujouid'hui reconnu que les Mèdes étaient des Iraniens, tout comme les Perses. Les tendances de la politique générale ne subirent donc aucun
(1) Inscription du palais de Xerxès à Persépolis (J. Menant, Leronx d'éphjraphie axsijrienne, ISTri, p. 2.')).
(2) MedoscyUij(iuc de J. Menant fid., (.. 98).
(3) Cf. Sir n. I<A\vLiNsoN. in Jnnrn. of Ihe Roijal Asial. Soc. of Gr. Brilitin and IrelitnJ, t. X, p. 32, sq.
(4) Cf. NoRRis, JoLirii. of tlie Royal Asial. Soc. ofdr. Dril. et Irelnnd. t. XV. p. .3, sq.
(5) Cf. Fr. Lenorji.v.nt, Lellres assyriologiques, p. 13, sq.
(6) Celle erreur oblige Th. Xœldeke (Et. Iiist. sur la Perse ancienne, trad. fi-., p. 28; à chercher du cùlê de Passargadc une localité
pouvant .satisfaire à celle d'Anchan qu'Ojjperl se refuse obstinément à placer en Elani.
(7) Oppcrt scnlait bien (pu' celle inlerprélalion de la langue des troisièmes colonnes des inscriptions achéménidcs était vicieuse par quelipie côlé ; mais il n'entrevoyait pas mw l'erreur fut aussi générale. Dans le Peuple et la lam/iie de.s .Mèdes (p. 17, sq.) il s'efforce de prouver que les noms d'Hérodote représentaient /t'.s- formes ari/anisées des noms loiiranien.'' dont Clésias avait donné la Iraduclion perse.
(8) Cf. A. Dei^ttiiE. le Peuple et l'Empire des Méde-t jusqu'à la fin da rèijne de Cija.rare. Bruxelles, 1883, p. 4, sq.
changement lors de la révolution opérée par les Achéménides.
Il ne suffisait pas à Cyrus d'avoir ravi la couronne d'Astyages ; il lui fallait d'abord faire accepter son autorité dans tout l'Empire mède; puis, aucune limite ne parvenant jamais à satisfaire les ambitions des souverains orientaux, il fallait que le nouveau roi commençât la conquête du monde.
La Lydie, qui avait échappé aux Mèdes, tomba sous les coups de Cyrus ibhl ou 5/i6) (1) et Crésus, son souverain, devint l'un des suivants du roi des rois. Ses États furent absorbés parce qu'ils étaient riches, parce que leur territoire était utile, au point de vue stratégique, comme centre d'action contre l'Europe. Quant aux fictions poétiques, au merveilleux dont les (irecs ont revêtu
Al trapies de Mésopotamie. papyrus (vers 4ôO av. J.-C). (2)
Araméen achéménide.
Légende d'une monnaie des sa- Araméen d'époque achéménide sur
la ruine de Sardes, il n'y a pas à en tenir compte; mais, dans la chute de Crésus, les Hellènes avaient senti s'approcher la menace.
En effet, c'est alors seulement que les Perses entrèrent pour la première fois en contact direct avec les Grecs de la côte asiatique. Les Orientaux n'avaient aucune idée de ce qu'étaient les Hellènes ; accoutumés aux tribus demi-sauvages de l'Asie, à l'obéissance passive des peuples vaincus, ils voulurent appliquer aux Grecs la même méthode qu'au reste de leur empire; mais il répugnait trop à ces villes libres, dans lesquelles l'intelligence était si développée, tle subir la domination des grossiers élèves de l'Assyrie.
Les Perses exigeaient des vaincus le service militaire dans leurs aimées, en outre des charges et des tributs onéreux qu'ils faisaient peser sur les villes. La fierté grecque s'indigna de ces
(1) L'époque de la prise de Sardes par Cyrus in Sitzunyberichte der l'hit-Hisl. Cldsse der Kj
est la date la plus iniporlanle de ces temps, Akadd. Wiss., Wien, 1878, xcii; I87'J, p. 197 s(j.
elle sert de point de départ à la chronologie acceptant la date de 541-540.
de la période tout entière. On hésite entre (2) Corpus Inscr. aemit., -2' partie, n° 141: « A
557 et 534 ; mais les deux systèmes les plus Monseigneur Mithrawahicht, ton serviteur
généralement admis sont celui de Radet (La Pakim... vivant, joyeux et fort, Monseigneur
Lydie, 1893, p. 140 S(i ) correspondant à lan qu il soit... » 54G-547 et celui de BOdinger (Krœsus Sturz