‹ Les premières civilisationsChapitre 65 sur 79 · LXVII.) — Appiex, Celtica,^., 1), le vieux roi Ambigat · texte numérisé non relu

LXVII.) — Appiex, Celtica,^., 1), le vieux roi Ambigat

(2) Avienus, 612-614; 628-620; étang de Tliau, chef des Biluriges et de toute la Celtique, au- (Taurus palus). — Hérodote (Didot, Fr. hisl. rait envoyé une partie de la nation à la con- Graec, II, p. 34. — Scylax, Didot. Géogr. Min. quèle du monde sous la conduite de ses I, p. 17. — Pline, XXXVII, 32. — Ps. Scijmnus, deux neveux.

206-8. — Slrabon, III, 4, 19). ^9) Polybe, II, 17. - Tite-Live, IV, 37, 1. -

(3) Les Ibères de l'Ebre supérieur s'appe- Cf. C. .Illli.w. H;s/. Gau/e, 1908, t. I, p. 290, sq. laienl déjà Vascons depuis des temps fort an- (lOj Pri>e île Capoue par les Samniles, en ciens. {Avienus, 251; Silius, III, 358; V. 197 ; 42i {Tite-Live, IV, 37, 1).

IX, 232; X, 15. —.S7;a6o?i, III, 4, 10, etc.; /*///!(>, ai) La ville principale de ce royaume fut

III, 29.) Milan. {Tite-Live, V, 34, 9. — Polybe', 11,34, 10.)

(4) Brennos marcha contre la Grèce avec (12) Cf. C. ,Ii-llian, Hist. Gaule, 1908, t. I, 152.(X)0 fantassins et 20.400 cavaliers suivant p. 292, note 1.

Pausanias (X, 19-9) : 150.000 fantassins, 10.0<W (13) Suivant Caton {Fr. 44, Pline, III, 116), les

chevaux et 20.000 chariots suivant Diodore Boïens se composaient de cent douze tribus.

(XXII, 9-1); 50.000 fantassins et 15.000 cava- (14) Tite-Live, V, 35, 2.

iiers suivant Justin (XXIV, 6, 1). . (15) Tite-Live, V, 35, 3. — Polybe, II, 17, 7. —

(5) Slrabon, I, 13. ,. ' Diodore, XIV, 113, 3.

LA IMIÉPONDÉUANCI-: IHAMi:XNE

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Rome (1), mais ne purent se rendre maîtres de son Capitole (2).

La horde cellique, marchant vers l'Orient, traversa le Rhin (3), la forêt Hercynienne {lu et atteignit le Danuhe (5j. Les Helvètes s'établirent en Suisse (6), les Boïens (7) dans le quadrilatère de la Moldave, les Volsques Tectosages (8) se cantonnèrent en Bavière et sur le haut Danube, les Taurisques (9) s'arrêteront dans les Alpes Autrichiennes et Styriennes.

Certainement qu'avant l'arrivée des Celtes, il existait dans la Haute-Allemagne des ti'ibus et des royaumes (10); l'état des choses fut donc complètement modifié comme, deux siècles plus tard, il le fut une fois de plus par l'arrivée des Germains jusqu'au Rhin. Les Celtes étaient encore dans le bassin moyen du Danube que, par sa con([uéte, Alexandre le Grand avait transformé l'Asie.

On s'accorde, en général, à faire venir de la Gaule les migrations qui entrèrent en Italie, ou gagnèrent la Grèce par la vallée du Danube ; mais il est plus probable que le point de départ d'une partie de ces mouvements fut les rives mêmes de la mer du Nord; que le rameau qui s'empara de Rome et détruisit la puissance étrusque partit bien de nos pays, ainsi que les tribus qui pénétrèrent en Espagne (11); mais que celui qui gagna la Suisse, la Bavière et surtout la Bohème vint directement des plaines du Nord.

On s'est appuyé, pour affirmer l'origine gauloise (France) de ces conquêtes, sur ce que nous retrouvons dans nos pays les noms des mêmes tribus qui se sont fixées à l'étranger ; mais rien ne prouve que la séparation n'eut pas lieu avant le premier passage

(1) 390 av. J.-C, prise de Rome par les Gaulois et siège du Capitole. — 367, nouvelle incursion des Gaulois jusqu'à Albe, repoussée par Camille. — 360, nouvelle invasion des Gaulois. — 357, défaite des Gaulois, près de Rome, par le dictateur Sulpicius. — 349, victoire de Furius Camillus sur les Gaulois, les chassant pour un demi-siècle du territoire romain.

(2) Peut-être les Gaulois s'emparèrciit-ils du Capitole par la famine (Silius, IV, l.')l, sq.), peut-être aussi les Romains le rachetèrent-ils. (Tlle-Live, V, 48; Plitarque, Camille. 28.)

(3) Cf. Tacite, Germanie, 'iS. — Ce.9flr,VI, 2i, 1.

(4) Entre les montagnes de Souabe et de Franconie (César, VI, 25, 2.)

(5) Justin, XXIV, 4, 3.

^H) Tacite, Germ., 28.

(7) Strabon, VII, 1,3. — TACrrE, Germ., 28. — Velleius, II, 109. Bohème, Boihaemi m,

Boiohaemum vient de Boii. Ce pays fut ensuite envahi par les Slaves.

(8) César, VI, 24, 2 et 3, — Cf. C. .Iullian, Hisl. Gaule, 1908, t. I, p. 297, note 7.

(9) Cf. C. .Iullian, op. cil., p. 298, note 1.

(10) Celui des Sigynncs ou de Ilallstatt entre autres. (Cf. C. .Iullian, Hi.^l. Gaule, 1908, t. I, p. 298, note I.) (Hérodote, V, 9.)

(11) Cf. KiEi'EHT, Reilrag. zurallen Ethnographie der Iberischcn Halbinsel, 1864, in Monalsberichle Akad. Berlin, p. 143, sq. — Phillips, die Wohnsitze der Kelten auf der pyrena'isclien Ilalbinsel, in Silzungberichle Akad. Wien. Phil. Hist. Classe, 1872, p. 695, sq. — IlAEBLEit, Die Nord und Weslkûste llispaniens. Leipzig, 1886, p. 22, sq. — Garokalo, Bol. de la real Academia de la Ilistoria, XXXIV, 1899, p. 97, sq. — id. Revue celtique, XXI, 1900, p. 200, sq. -- Leite de Vasconcel- Los, Reliyiôes da Lusitania, II, 1905, p. 52, sq. — C. Jullian, Hisl. Gaule, 1908, l. I ,p. 305, sq.

du Rhin, et que les fractions de tribu, conservant leur nom, n'ont pas émigré chacune indépendamment.

11 est, en effet, plus rationnel d'admettre qu'au moment de leur exode, les Celtes ont gagné le sud par toutes les voies qui se présentaient à eux ; et les grands fleuves d'Allemagne leur ofîraient des routes sûres pour atteindre la Bohême et le haut Danube. Rien n'oblige également à penser, que la tradition druidique s'applique à toute la race et qu'elle ne vise pas simplement ceux des Celtes qui sont venus se fixer en Gaule.

Quoi qu'il en soit, les Celtes n'étaient certainement pas aborigènes dans le sud de lu Baltique, dont les côtes demeurèrent inhabitées durant les temps glaciaires; ils étaient venus se fixer dans ces parages et forcément arrivaient de l'Orient ; peut-être même," au cours de cette première migialion ont-ils laissé des leurs sur le haut Danube.

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