‹ Les premières représentations célèbresChapitre 21 sur 70 · RAVEL ET ARNAL · texte numérisé non relu

RAVEL ET ARNAL

Mais ce triomphe préparé ne lui trouble pas la cervelle; lui-même a Tair d'en être surpris tout le premier : il reste dévoué' à son rôle, comptant pour rien le î)ublic, ne visant point à le gagner par un coup d'œil ou un aparté hors de propos; il est l'homme de la pièce et non M. Arnal; voilà où est la différence* avec M. ïÇavel, qui est toiyours M. Ravel. Nous avons dit que M. Arnal devait à son jeu impersonnel une froideur quelquefois communicative ; M. Ravel, lui, côtoie par intervalles l'épilepsie; nous ne,, nous prononcerons point entre ces deux défauts, ' .,

VAUDEVILLE

le$ Lionnei pauvrei, pièce en cinq actes» par MM. Emile Aagicr et Êdooard Fousisier. (Mai 1858.)

Comme on' tourne autour de la comédîe du dixneuvième siècle ! Quels efforts pour arriver à la peinture exacte et passionnée de cette époque, si intéressante, après tout! Comme on voudrait bien nous rendre Beaumarchais, Marivaux, Le Sage et même Diderot! Ces ambitions sont d'un noble exemple, ces volontés méritent d'être soutenues ; nous avons espoir dans le bel esprit de celui-là, dans Tâpreté de celui-ci, dans la grâce et le sentiment de ce troisième; nous ne demandons pas, m ieu que ce saluer ces avenirs déjà en fleur. Qu'importe que, de temps à autre, nous leur chicanions un peu leurs isuccès!

Est-ce un succès, les Lionnes pauvres? Cela pour-

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