‹ Les premiers ap^otres des GaulesChapitre 102 sur 180 · CHAPITRE XII 23S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII 23S

soa règne, l'Église fut agitée d'une affreuse tempête; il est certain qu'il lâcha la bride au fanatisme des masses païennes, aux passions jalouses et haineuses des collèges sacerdotaux; il est certain qu'il autorisa les persécutions locales par des rescrits adressés à des gouverneurs de province. Ce prince philosophe, qui avait avec le christianisme plus de points de contact qu'aucun de ses prédécesseurs, s'était prononcé trop formellement en faveur des cultes officiels; il s'était lancé trop avant dans les voies de l'orientalisme et de ses rites superstitieux; ces antécédents affaiblirent, puis étouffèrent les sentiments de gratitude que lui avait inspirés la légion Fulminante. En outre, pour admettre les disciples du Christ à la libre pratique de leur culte, il eût fallu tenir tête aux fureurs implacables des Juifs et des païens, aux haines intéressées des Fronton, des Crescent et autres. Marc-Aurèle n'était pas de taille à se mesurer avec ces difficultés; il n'avait ni l'esprit assez élevé, ni la conscience assez délicate, ni surtout la volonté assez fortement trempée; voilà pourquoi il fat persécuteur.

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