‹ Les premiers ap^otres des GaulesChapitre 134 sur 180 · GRA.NDE PERSECUTION DANS LES GAULES SOUS MAXIMIEN HERCULE · texte numérisé non relu

GRA.NDE PERSECUTION DANS LES GAULES SOUS MAXIMIEN HERCULE

Signes de la décadence de l'empire romain. — Dioclétien s'associe Maximion Hercnle. — Les Bagaiides. — La légion Thébéenne. — Lettre que Maurice , Exupère et Candide adressent au tyran. — Le martyre des légionnaires. — Massacre de deux cohortes commandées par ThjTSus et Bonifacias. — Rictius Yarns digne ministre du farouche Maximien Hercule. — Martyres de la vierge Macra , — de Rufin et de Valère, — de Crépin et de Crépinien, — de Quentin, — de Fuscieu et de Victoric,

— do la noble Romana, de Benedicta et de Leoheria, — de Theodosia, native d'Amiens; — de Piat ou Platon, — de Chrysole, — d'un enfant nommé Just ou Justin, — de Donatien et de Rogatien,

— de Ferréol , — de Caprais, — de la vierge Foi , — des frères Prime et Félicien , — du diacre Vincent, — de Genès ou Génies, — de Vincent de CoUioui'e, — de Victor de Marseille. — Situation de l'Éelise des Gaules.

A l'avènement de Dioclétien, l'empire, déchiré par les discordes, corrompu par le luxe et les plaisirs, amolli par la servitude, attaqué par les barbares, expirait dans les convulsions d'une honteuse agonie. Qu'était-ce que son gouvernement? Ses traditions de modération apparente avaient été effacées par l'acceptation de l'omnipotence et de l'apothéose du prince régnant. L'administration augustale, relativement moins fastueuse et plus simple, était remplacée par une hiérarchie compliquée, arrogante, ruineuse. L'extinction de la vie municipale avait été amenée par le mépris de la vie locale, par la création d'une multitude de fonctionnaires, et par l'absorption de tous les pouvoirs en la personne de l'empereur. Qu'était-ce que la nationalité de l'empire? Dans la race qui se prétendait romaine, plus rien de romain, ni institutions, ni habitudes, ni costume, ni courage, ni vertus; dans les provinces, plus rien de national : des barbares partout, dans la milice, à la charrue, sur les chaises curules, dans les splendeurs et les délices du palais. Où en étaient la culture, l'industrie, la richesse pubhque? Tous ces éléments de prospérité subissaient le joug de la contrainte : la richesse était devenue un esclavage et le pire des esclavages ; le travail manquait partout , faute de courage ou faute de bras , parce que la tyrannie fiscale brisait les courages »omme elle énervait les bras ; les terres étaient incultes ou cultivées par des colons demi -esclaves , qu'exploitait un maître à son tour exploité par le fisc ; les laboureurs armés formaient un parti contre lequel échouaient les légions. Oii en était la religion officielle? On la voyait plus grossière que jamais : les dieux de l'Egypte et de la Perse détrônaient Jupiter et Diane , comme les races orientales supplantaient 'es races gréco - romaines ; les mystères persiques de Mithra se répandaient jusque dans la Gaule; sous le voile des cérémonies magiques, les sacrifices humains, que Home se faisait gloire d'avoir expulsés des cultes nationaux, reparaissaient dans les

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