LIS QUATUORS DB L'ILB SAINT-LOUIS
taire de donner congé |)Our le trimestre, pourvu toute- ' ' .]ae le congé soit donné avant lo demi-terme, c'estuii.io jusqu'au liàmidi. Passé le \A, le propriétaire ne peut renvoyer ses locataires que trois mois plus tard, et Valontin affectait de se conduire en homme rangé jusqu'au demi-terme, bien certain alors de jouir de (luatrr mois et demi de séjour malgré les tempêtes du propriétaire et de son fondé de pouvoirè, la portière. Pour cela, ne pouvant se décider à rentrer à neuf heures du soir, il logea pendant six semaines chez son amie la brocheuse, Violette Taffm, qui avait une petite chambre dans le quartier de la Sorbonne.
La portière, ignorant l'absence de Valentin, crut qu'Use couchait régulièrement à huit heures du soir, et elle reprit la placidité qui fait le fond du caractère des habitants de l'ile Saint-Louis; mais, dès le \A,k peine fit-il nuit que les locataires qui demeuraient sous le musicien furent frappés d'un singulier phénomène : des sons étouffés se faisaient entendre, les murailles tressaillaient et le plafond résonnait sous un frappement cgal et uniforme. C'était l'installation du quatuor.
Depuis quelques années Valentin et trois de ses amis ne passaient jamais une semaine sansfaire de musique : lis s'étaient donné corps et âme à l'interprétation des •jBuvres de Haydn, de Mozart et de Beethoven, et ils auraient sacritié affaires et parties de plaisir plutôt que demanquer leur réunion musicale. Le changement de logement de Valentin avait suspendu leurs séances, et
cette suspension les avait afinmés, aussi commencèrent-ils à sept heures le quatuor pour ne le quitter qu'à minuit. Seule, Violette Taffin assistait à la séance, car les quatre amis ne jouaient que pour eux et ne demandaient ni compliments ni acclamations, trop heureux de trouver une douce satisfaction dans leur sentiment intérieur. Quelquefois un petit sourire tendre errait sur les lèvres de l'un d'eux et témoignait des sensations délicates qu'il trouvait dans ces lectures musicales.
Chacun avait sa manière de sentir qui se manifestait suivant la différence de son tempérament. On a l'habitude de se représenter un quatuor composé de quatre vieux racleurs de violon qui passent leurs soirées à commettre des fautes d'orthographe contre l'harmonie; les caricatures dirigées de tout temps dans ce sens ont faussé l'opinion publique. Les quatre amis de lile Saint-Louis, loin de se laisser aller à ce demi-sommeil provincial où la tête s'appuie sur le violon comme sur un oreiller, y mettaient une vivacité et une ardeur telle qu'ils ne se quittaient que brisés de fatigue.
Mademoiselle Violette Taflln représentait la femme par sa qualité la plus rare, le silence complet. Son affection pour Valentin l'avait amenée à ce bon résultat. Pendant tout lotcnïps de la séance, elle ne quittait pas un petit ouvrage de broderie et elle levait d« temps en temps les yeux sur Valenlin, qui, abandonnée l'extase musicale et Jeté dans un autre monde, oubliait tout à
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Ait 81 mattresso. Une autre femme eût été jalouse de cette passion qui entraînait Valcntin dans lo pays de rharmonie^ mais Violette semblait se plier aux Tantaisies de son amant; si elle avait cru lui faire plaisir, elle eût étudié Tharmonie. Cependant elle avait le droit de se mêler à la conversation quand le quatuor terminé, les quatre amis déposaient les archets, s'étendaient sur des divans, et enveloppés dans une fumée épaisse de tabac, se livraient à des discussions musicales sur le dernier morceau qu'ils venaient de jouer, ou se contaient quoique histoire divertissante ; mais Violette, en femme distraite et intelligente, préférait écouter la conversation plutôt que d'y prendre part : à moins d'être interpellée directement, elle écoutait les propos des amis comme elle écout;iit leur musique.
o Vous avez Vair triste ce soir, dit Valentin à James ; est-ce qu'il y a. de l'amour là-dessous ? — James n'a jamais aimé, dit Sylvestre. » Violette regarda James avec étonnement. James avait une figure rouge et une certaine fraîcheur de campagne dans le teint, fort rare à Paris. Il était à peu près certain que la passion n'avait pas doimé aux traits de sa tigure cette empreinte qui distingue l'homme fait du jeune homme, à Qu'en savezvous si je n'ai pas aimé? dit James, qui, en présence d'une femme ne voulait pas avouer sa froideur. — Vous l'avez dit l'autre jour à table, dit Sylvestre. — C'est-àdire queje n'ai pas éprouvé de fortes passions comme vous, mon cher Sylvestre, mais je ne liens pas à avoir
le cœur labouré et à souffrir ce que vous avez souffert.
— Bah! dit Sylvestre, un pompier se brûle à moitié dans un incendie, il guérit; le lendemain de sa guérison, il court à un autre incendie. Malgré tout ce que j'ai 80uffert,je me jetterai jusqu'au cou dans Taraour, quand môme jesaurai souffrir encore. Et toi Valentin?
— Moi aussi, répondit celui-ci. — Catelina ne dit rien, » s'écria Sylvestre.
Catelina, le premier violon, était presque aussi muet que Violette; on le voyait sourire de temps en temps, on entendait un petit symptôme de joie danser dans son gosier, mais il parlait rarement, a Je ne crois pas beaucoup à vos grandes passions, dit-il en s'adressant à Valentin et à Sylvestre ; au contraire, je penserais plutôt que l'amour s'abattra à un moment sur la tête de James et qu'il est destiné à ressentir de fortes commotions. » Catelina avait l'esprit ironique et froid, et Jamesétaitsouvent victime de ses plaisanteries, a Ah! s'écria James d'un ton glorieux, Catelina a raison. x> Sylvestre et Valentin souriaient. « Du reste, Messieurs, ne croyez pas, dit James, que je sois un être sans passions; il m'est arrivé l'an passé à la campagne une aventure qur, certainement, prouve le contraire et que je vous raconterais bien si nous avions le temps. — Est-ce que nous ne faisons plus de musique? demanda Catelina.
— Après que James aura parlé; reposons-nous un moment, dit Valentin.
— J'étais engagé à passer quelques jours à la cam-
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pagne, dit James, (iaiîs une fort belle propritH** qui appartient au comte... Vous me permet Irez do m^ pas vous dire son nom. C'était un homme aimable, joyeux, bon vivant, chasseur infatigable et gros mangeur. Par malheur il avait une femme tri's-belle, mais d'une austérité de dévote renforcée, et d'une sévérité de principes qui était écrite dans chaque ligne de sa figure. Elle me reçut poliment, froidement, môme avec une réserve, un ton tellement glacial que je n'eus qu'une idée, celle de fuir aussitôt du château. Tout était rigide dans la comtesse, sa toilette, sa figure, ses habitudes; et elle n'avait l'air chagrin, ni maladif; c'était sans doute le résultat d'une éducation particulière. Elle répondait poliment aux questions qu'on lui adressait, j'y étais bien forcé à table, et elle appelait le comte son ami; mais elle aurait pu dire monsieur, que ce terme eût paru moins froid. Le lendemain, le comte qui avait fait tout disposer pour la chasse, m'emmena dans les bois ; nous avions des provisions dans notre carnier : les villages de par là se touchent les uns aux autres, et, après six à sept heures de courses, nous entrâmes dîner dans le premier cabaret venu. J'étais content de ne pas rentrer dîner au château; l'aspect de la comtesse me glaçait, et au moins j'avais, comme compensation, un compagnon qui ne tarissait pas en plaisantes histoires, en gais propos. Après la fatigue de la journée, nous bmions un petit vin rouge avec plus de plaisir que les meilleurs vins de la cave du comte. Celte vie de fati-
gue dura huit jours pendant lesquels je ne fis qu'entrevoir la réservée conjtesse à laquelle j'allais présenter mes hommages le soir. Ce qui m'étonna le plus, c'est l'éloge perpétuel que le comte me fit de sa femme ; effectivement, il n'avait pas à se plaindre, car il prit pour lui toute la gaieté du ménage et elle n'euten partage que la froideur. Dans la vie commune, le comte ne paraissait faire aucune attention à la taciturnité de sa femme, il ne s'inquiétait aucunement de son air réservé et n'en était nullement soucieux. Si la discrétion ne m'avait retenu la langue plus d'une fois, j'aurais demandé au comte la raison de la réserve sur laquelle se tenait la comtesse. Un moment il me vint à l'idée que j'en étais la cause; peut-être lui étais-je antipathique, peut-être n'aimait-elle pas la société, et c'était sans doute un visage composé pour me chasser du château; mais je m'aperçus qu'elle traitait ses domestiques avec la même réserve, et même que la femme de chambre se modelait sur le maintien de sa maîtresse.
« Voilà une triste maison, dit Sylvestre. ^ Je n'y serais pas resté une seconde, dit Valentin. — Attendez, reprit James, vous êtes trop pressé. Quoique les femmes de la comtesse empruntassent le plus qu'elles pouvaient de la physionomie de leur maîtresse, il y en eut une dont la nature rebelle ne put se plier à cette pruderie : c'était une grosse fille blonde, forte et grande, qui semblait la joyeuse déesse de la santé. Quoiqu'elle fût jeune, un second menton commençait
à poindre sous le premier, et quand elle penchait un l^oii In t^te, un sillon rosé se détachait sur son cou puis- S.111L Elle avait l'œil bleu, rieur, et des jouos à donner rnvie d\ mordre comme dansdes ponimes. Je no vous la donne pas pour une élégante personne; sa taille était forte, et elle ignorait complètement l'art du corset. Son fichu était toujours attaché assez négligemment pour qu'au plus petit vent il se dérangeât et laissât voir une poitrine robuste se jouant dans un corsage un peu lâche. Cette grosse santé avait en partage uno joie sans exemple; à elle seule elle animait les corridors et les cours du château : ses éclats de rire étaient fermes et francs comme sa poitrine, et c'est ce qui Teihpéchait sans doute d'avoir des vêtements mieux ajustés, car en une journée elle eût crevé dix corsages de robe, si elle les eôt portés à la mode parisienne. Jeannette tenait de ces belles nourrices de campagne qui vous donnent envie de redevenir nouveau-né. — Oh! oh! s'écria Valentin, il y a des dames ici. — M. James, dit Violette, n'a l'air de rien, et il me paraît bien enthousiaste de la grosse paysanne. — Vous aimez Jeannette ? dit Sylvestre. — Pas encore, reprit James, mais je commençais à en avoir l'idée. Seuteroent ces femmes-là, on ne sait que leur dire ; pas moyen de leur faire une petite déclaration, elles vous rient au nez ; il faut les traiter à la paysanne, et c'est un rude métier. Quand je m'avisais de pincer un peu le bras de Jeannette, elle me donnait une tape à ren-
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vener une cathédrale; si elle me frappait sur l'épaule, je ne remuais plus le bras de la journée. Quand elle appliquait ses larges mains sur mon dos, je ne respirais plus. Bien heureusement elle ne pensa pas à me donner un soufflet, car elle m'eût fait sauter la mâchoire. Je laissai quelques jours Jeannette tranquille, me reposant de ses tapes etje cherchais à savoir si elle n'avait pas un amoureux parmi les gens du château ; mais je n'aperçus rien qui témoignât contre sa vertu. Ne croyez pas que j'avais une forte passion pour Jeannette : elle arrivait tous les matins dans ma chambre m'apporter du chocolat et j'avais un réveil si gai en ouvrant les yeux et en voyant la grosse fille qui me criait : a Hé ! grand paresseux ! d que je ne pouvais la chasser de mon esprit.
Je la faisais rester près de mon lit sous le prétexte d'attendre la tasse, etje la laissais causer ou plutôt rire, ce qui n'était pas difficile. Le moindre mot la faisait partir en éclats. Je ne sais vraiment quelle bonne fée a présidé à la naissance de ces êtres qui ont en partage ces joies rabelaisiennes, qui font du bien même aux gens mélancoliques, a Allons, Jeannette, ne riez pas tant^ B lui disais-je. Et elle éclatait de plus belle. Que penserait-on si on vous entendait ? » Jeannette, iuvr de son innocence, s'inquiétait peu d'être entendue. « Jeannette soyez calme, d Mais à toutes ces raisons, elle ne faisait que répéter : o Grand paresseux ! d s etonnani de voir un homme couché à huit heures. Puis
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elle se sauvait en mo faisant la niche d'ouvrir les rideaux de la fenôlrc et mi^me la fenêtre tout entière. In jour elle me dit : « S'il n'est pas levé domain je lui jette le pot-à-eau dans les draps. » Car elle ne me parlait pas directementet s'adressait toujours à la troisième personne.
Cette déclaration de guerre était une espèce de co- (]uetterie de campagne^ et j'attendis assez impatiemment le combat, car la lutte commencée m'autorisait à des libertés que l'ardeur excuse. Mais Jeannette comprit sans doute aussi bien que moi à quels dangers elle s'exposait, et elle se contenta de me menacer, dans l'avenir, d'une aspersion complète si je ne me levais pas. Je n'y pensais plus, loi'sque un matin elle sortit !c la chambre plus tôt que d'habitude et ne ferma pas la porte; je prenais tranquillement mon chocolat dans le lit, lorsqu'une coloime d'eau en forme de courbe me tombe sur la tête et est suivie d'un éclat de rire à la Jeannette. Je me lève moitié confus, moitié de bonne humeur, je sors de ma chambre ; Jeannette était déjà lu bas de l'escalier. Le lendemain matin, j'étais éveillé >vant qu'elle vînt et je me préparais à me venger, mais la tille rusée n'osa reparaître sur le champ de bataille. Deux coups vigoureux frappés à ma porte et un certain bruit de vaisselle sur le plancher m'annoncèrent que Jeannette, craignant l'ennemi, avait tout simplement déposé le déjeuner sans oser entrer.
La trêve fut longue à se conclure ; j'avais beau prier
Jeannette de revenir causer comme par le passé en m'apportant à déjeuner, elle continuait à frapper discrètement à la porte pour me réveiller, et j'étais obligé de me lever et d'aller moi-môme chercher mon chocolat.
a Vous ne me servez pas bien, dis-je à Jeannette, le comte ne serait pas content s'il savait que vous me faites lever tous les matins.
— Pourquoi est-il si paresseux? » me dit Jeannette.
Cependant, la confiance revint; je promis d'oublier le jet d'eau qui m'avait atteint, et Jeannette reparut en toute assurance. Elle s'était familiarisée avec moi comme avec un ami, et elle me bourrait à coups de poing, toujoui*s pour me guérir de la ' paresse. Elle en vint môme à s'asseoir au pied du lit et à causer avec moi en modérant un peu ses éclats de rire. Cette grosse fille me plaisait par sa bonté et sa joyeuse humeur. Ce n'était plus une femme qui était près de moi, c'était la joie, la santé, et je n'y mettais pas plus de malice. Un matin qu'elle était assise au pied du lit, elle se posa de telle sorte, qu'elle fit tomber les rideaux y et avec les rideaux une barre de fer qui les retenait au plafond. La tringle de fer porta sur mon épaule, je jetai un cri.
a Oh ! s'écria Jeannette, est-ce qu'il s'est fait niai?»
Et la bonne créature se précipita sur mon épaule et m'arracha presque la chemise pour s'assurer que je n'étais pas blessé. Une petite rougeur seule témoi-
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gnait de Taccidi^nt. Jeannette ne riait plus, elle rdait avec intérêt le coup que j'avais reçu, elle s\: ii sait d'en être le principal auteur^ et si elle avait osé. je crois qu'elle aurait embrassé mon épaule, comme font les mères pour faire oublier à leurs enfants le coup qu'ils ont reçu et les empf'clier de pleurer. Je ne souffrais pas, mais je prenais plaisir à voir la contenance embarrassée de Jeannette, qui me regardait avec ses bons yeux bleus et dont la poitrine se soulevait sous le coup d'une puissante émolinn. a Lui faut-il de l'eau? du vinaigre? demanda-t-clh» quand le premier moment de stupéfaction fut passé.
— Non, Jeannette, dis-je en lui prenant les mains qui étaient un peu rugueuses, il est vrai, mais qui me plaisaient de la môme manière que les gens de la ville éprouvent une certaine volupté à manger du pain noir.
— Est-ce qu'il a toujours mal? me dit-elle.
— Non, Jeannette.
— -Ml! trmt mieux, dit-elle en dégageant ses mains. Maintenant, il faut remettre les rideaux.
— Attendez que je me lève! lui dis-jc
— C'est que, dit Jeannette, le plus tôt sora 1p meilleur; si quelqu'un venait, ça semblerait drôle de voir la chambre à l'envers.
— Eh bien. Jeannette, regardez un moment à la fenêtre. » Elle alla naturellement à la fenêtre, a C'est tini, dis-je, je suis habillé ; vous pouvez me regarder
en face. » Jeannette rougit considérablement et revint mettre en ordre les rideaux qui pendaient après la tringle. « Je ne suis pas assez grande, me dit-elle après avoir grimpé sur le lit et essayé de faire entrer la tringle dans le mur. — Je vais vous aider. Jeannette. » Et je montai sur le lit; mais je ne sais comment cela se fit, mes bras s'enroulèrent autour de la taille de Jeannette; elle rougit, ferma les yeux, trembla et était prôte à tomber en défaillance, lorsque la porte s'ouvrit et la comtesse entra dans la chambre, a La comtesse, s'écria Sylvestre, aïe! — Que venait-elle faire chez vous? demanda Valentin. — Vous coupez court au beau moment, je ne âirai plus rien. Faisons un quatuor, il est tard. — Allons, James, la tin de l'histoire. — Monsieur James ! dit Violette. — Je continue seulement pour Violette, dit Jaines^ parce que ne m'ayant pas interrompu, elle a droit au dénoùment. La comtesse avait l'air plus sévère que de coutume; je fus terrifié, je devais être pftle comme un marbre. Jeannette avait immédiatement recouvré la vue. « Je vous appelle depuis une demi-heure, mademoiselle Jeannette, dit la comtesse d'un ton sec qui ne laissait pas de réplique ; descendez, on a besoin de vous. » La grosse fille sauta au bas du lit fort confuse, les joues ardentes et les oreilles plus rouges que les joues. Il ne s'écoula qu'une seconde ; mais combien l'homme peut penser en une seconde ! J'étais terrifié des reproches qu'allait m'adresser la comtesse;