‹ Les premiers beaux joursChapitre 25 sur 33 · PAR CK AMATELR DE CETTE VILLE · texte numérisé non relu

PAR CK AMATELR DE CETTE VILLE

avec un décor entièrement neuf.

L'adauMtratioo, jaloate de cooquérir les suffrages du public, o'a reculé caat frais. Le spirituel auteur de cet outrage ayant jugé à propos 4e oe pM livrer soo oom à ses concitoyens, M. Saiot-Victur ose espérer qoe le public de CbitcAu-Thierry accueillera cette production avec autant de i|«« les ooTragct draautiqiies de la capitale. »

Cette affiche obtint un grand succès de curiosité. Le soir, au café, il ne fut bruit que de Vamateur de

ia ville qui avait le courage d'affronter les périls du théMre.

Victorinc, après ce qui s'était passé, écrivit un billet à Théodore ; elle le priait de ne plus revenir chez elle, à cause des soupçons de Saint-Victor. Elle terminait ainsi :

a Aimez-moi, mon cher Théodore, aimez-moi comme je vous aime. Pour vous je quitterai le théâtre qui cependant m'a rendu quelquefois si heureuse ! Je renoncerai pour vous à mon avenir dramatique. 0 mon Théodore ! ne manque pas à la répétition ! Là du moins je peux te regarder, te voir, ne voir que toi en toute confiance. Quand je joue, il me faut envoyer des sourires, des regards à mon maître, le public: dis-moi que tu es jaloux du public.

€ Adieu, je te baise mille fois. Réponds une longue lettre par lé garçon de théâtre, le seul à qui j'ose me confier. »

Cette lettre, un quart d'heure après, était entre les mains du rusé directeur, qui, se défiant de tout le monde, avait établi une surveillance active autour de sa maîtresse.

Il la lut attentivement, la recacheta avec soin.

— Va la porter à son adresse, dit-il au garçon de théâtre, et attends la réponse, que tu me remettras.

Le messager revint une heure après avec une lettre :

a Viclorine, disait Théodore, je suis heureux plus que tu ne saurais l'imaginer... J'ai pleuré en lisant

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