INTENSES QUE LES TONS FONCÉS; PREUVE TIRÉE DU TABLEAU N” IV
Une autre proposition qui se trouve démontrée par l’étude des tons l à 5 est celle-ci : Il y a des matières colorantes qui, comme l'outremer, délayées dans une matière blanche, donnent des tons clairs d’une bien plus grande intensité de coloration que quand on les emploie pures.
On trouve sur le tableau IV un autre exemple d’un fait pareil, l.e bleu de Prusse a servi à faire un ton foncé et un ton clair ; j’ai démontré que le foncé est notablement plus rouge que le ton clair.
En inspectant la figure on voit de plus que l’angle du secteur jaune est plus petit; il ne mesure que 60°; tandis que celui qui donne le gris normal avec le ton clair exige un secteur jaune de 90°. La valeur de coloration du ton clair est en conséquence 1,66 fois celle du ton foncé.
D’où la conclusion : qu’une même matière colorante donne en couches minces non seulement des couleurs plus verdâtres, mais peut aussi produire des couleurs d'une plus grande voÀeur de coloration (plus intenses quoiqu’elles soient plus claires), que quand elle est employée en couches épaisses.
§ 59. TABLEAU IX, N°® 6 A 10; DONNÉES NUMÉRIQUES. — CeS cinq tons sont obtenus en formant un disque avec la couleur n” 1 et un secteur blanc, puis en mettant le système en rotation rapide, on a copié l’aspect du résultat obtenu ; le tableau suivant résume les données numériques :
Angle du secteur bleu.
Angle du Surfaces
secteur blanc, équivalentes.
I représenté par
Par ces cinq tons, l’intensité de coloration a été fixée d’avance et se trouve mesurée par l’angle du secteur coloré qui a servi à les produire ; elle décroît en raison directe de cet angle.
On peut préparer par ce procédé un ton dont la valeur de coloration est dans un rapport déterminé avec celle d’une couleur donnée.
§ 60. Aspect gris des tons clairs de fairle intensité de
COLORATION. — COMPARAISON ENTRE LE MÉLANGE DES MATIÈRES ET LE MÉLANGE DES SENSATIONS. — A l’aspect de cette gamme (dont tous les tons paraissent gris), on est tenté de croire qu’il se produit quelque chose d’anormal, et qu’il disparaît de la lumière colorée par le mouvement de rotation. Mais il n’en est rien, ainsi qu’il est facile de s’en assurer par les mesures exactes : à l’aide de la complémentaire commune, qui sert d’unité de comparaison, on constate aisément que chaque ton renferme ce qu’on y a introduit. Tout se passe régulièrement : le mélange des sensations donne les vraies dégradations de couleurs, et si nous trouvons gris les tons clairs obtenus avec les disques tournants, c’est encore parce que nous savons qu’en mélangeant la matière colorante avec une matière blanche, nous obtiendrions des tons plus vifs (ayant plus grande intensité de coloration).
Corrections relatives au tableau IX
Les écarts entre le modèle et la reproduction en papier peint sont les suivants :
Quant à la nuance, les n“® 2, 3, 4, sont un peu trop rouges ; le n° 8 est un peu trop verdâtre.
On trouvera les surfaces équivalentes vraies dans le tableau d’ensemble suivant.
RÉSUMÉ DES TABLEAUX VI, VIII, IX Les tableaux VI, VIII, IX, représentent des fragments de deux
gammes esthétiques complémentaires, qui peuvent être utilisés pour composer un coloris.
Voici les chiffres qui représentent les surfaces équivalentes: