Journal de Sixte d'Ottersdorf, p
2. Id., p. 387. Ils contestèrent même aux bourgeois le droit de prendre part à la nomination de Rodolphe au trône. Ceux qui vous commandent, disaient-ils, sont pris parmi les deux premiers Ordres. — Ils en revenaient à la théorie de Rendl.
duirait au silence tous ces bavards. Les Jésuites résumaient très exactement la situation : tous les périls n'étaient pas écartés et ils étaient certes bien éloignés du but final, mais ils venaient très heureusement d'échapper à un grand danger. L'archevêque, Rosenberg, l'ambassadeur d'Espagne étaient du même avis : rien n'était compromis et on n'avait pas irrité les hérétiques, ce qui eût été très fâcheux avec un tel souverain '. Jamais la religion n'a été aussi gravement menacée, écrit au pape l'archevêque de Prague (17 septembre), « les monstres effroyables et toute la bande de la vermine souterraine et de la caverne infernale se sont élevés avec leurs traits empoisonnés et avec cette honteuse confession, ou plus exactement confusion, pour la ruiner complètement et définitivement, pour anéantir et détruire le reste de l'Église catholique. Et je croirais volontiers que tous les diables avec les nombreux hérétiques déjà morts avaient déserté l'enfer et avaient pris place dans quelques seigneurs bohèmes. Mais le démon en a été pour ses frais, car Votre Sainteté sait qu'en dehors de ce qui est depuis longtemps établi dans ce royaume, rien de nouveau n'a été introduit -. »
Le pape n'attendit pas longtemps les actes qu'il demandait à l'Empereur. Avant même de quitter la Bohême, Maximilien avait interdit l'impression de la Confession tchèque ; arrivé à Ratisbonne, il lança un mandat par lequel il ordonnait aux capitaines royaux d'appliquer rigoureusement les décrets de Vladislas et de Ferdinand contre les Frères, défendait aux villes royales d'introduire aucune nouveauté religieuse et leur enjoignait d'obéir aux ordres du Consistoire. Ce n'était dans sa pensée qu'un acte de politesse vis à vis de la cour romaine : quelques procès, quelques arrestations, il fallait autre chose pour restaurer l'Eglise romaine en Bohême, et le roi n'était ni d'âge ni de tempérament à commencer une guerre acharnée contre l'hé-