‹ Les premiers HabsbourgsChapitre 162 sur 248 · Cité par Chloumetsky, p · texte numérisé non relu

Cité par Chloumetsky, p

4. Cp. par exemple, dans le Tclias. tcli. M. de 1844, le mandat si généreux et si humain de Polyxène de Lobkovits.

SERFS ET SEIGNEURS 3j5

satisfaits de leur sort. Au moment où s'ouvrait une crise redoutable, était-il permis sans illusion de compter sur leur appui ? — Sur ce point, aucun doute n'est possible. Presque toujours ils assistèrent inertes et mécontents à la bataille dont ils étaient l'enjeu, et, plus d'une fois, ils ressentirent une joie secrète de la défaite de leurs oppresseurs.

La loi, sous laquelle ils étaient courbés, ils ne s'étaient pas réconciliés avec elle. Beaucoup de serfs tentent de se dérober à l'esclavage par la fuite; pour empêcher les désertions, les diètes multiplient les règlements, essayent, en intimidant les bourgeois, de les empêcher d'accueillir les laboureurs en rupture de ban. Précautions inutiles : la plupart des ouvriers qui travaillent dans les mines de Koutna-Hora, nous dit Datchitsky, sont des serfs qui se sont enfuis de chez leurs maîtres, les uns pour échapper à leurs cruautés, les autres pour ne pas subir la punition de leurs crimes, d'autres enfin pour vivre librement et à leur guise '. Les nobles se plaignent, exigent qu'on leur livre leurs hommes; de là, des difficultés incessantes avec la ville. Les communes en général ne mettent pas une extrême bonne volonté à veiller à l'observation des règlements de police, ferment les yeux. Les nobles se résignent et se consolent en mettant la main sur les propriétés des déserteurs. Pour les cultiver, ils augmentent les corvées, ou cherchent un mode d'exploitation qui exige moins de main d'œuvre : les prairies s'étendent au détriment du labourage : beaucoup de champs sont transformés en viviers, et l'immense développement que prennent alors les étangs est une preuve incontestable de la désertion des campagnes.

Les émeutes fréquentes, les incendies, les crimes agraires témoignent aussi de la sourde fermentation qui agite les ouvriers agricoles. Plus de grande jacquerie, aucune de ces insurrections générales qui, dans la même période, couvrent de ruines la Hongrie ou l'Autriche. Les faits que nous connaissons, encore qu'incomplètement étudiés, sont assez

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