‹ Les premiers HabsbourgsChapitre 222 sur 248 · Jd., I, p · texte numérisé non relu

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REACTION CATHOMQrR

dront par clic le salut éternel. Ils reconnaissent de même que, dans tous les actes et les délibérations, ils n'ont rien négligé de leurs devoirs et de leurs charges '. » L'aveu est sufHsant. Par quel dernier reste de pudeur ou par quel calcul ont-ils nié plus tard leurs actes et leurs pensées? Il est difficile de le démêler, mais c'est rendre à leur mémoire un détestable service que d'accepter leurs explications au pied de la lettre. Leur conduite ultérieure n'a en effet d'autre excuse qu'une conviction implacable, et quelle flétrissure ne mériteraient pas les hommes qui ont si furieusement exploité la victoire, s'ils n'avaientpas eu au moins assez de courage pour la désirer et assez de foi pour la préparer i

Ce qui est vrai dans leurs réponses et ce qu'il faut en retenir, c'est que leur zèle ne paraissait pas encore près de recevoir sa récompense : la liberté religieuse n'avait reçu aucune sérieuse atteinte, et les Protestants, couverts par des privilèges précis, maîtres d'une énorme majorité et confiants dans leurs récents succès, n'étaient pas aisément intimidés. Mais les Catholiques minaient le terrain, contestaient en principe les prérogatives des dissidents et les rognaient en fait. Jusqu'à quel moment les Réformés devaient-ils attendre? Quel degré d'oppression excuse la Révolte? L'argument qu'on leur oppose est un sophisme depuis longtemps démodé. En réalité, et bien que leurs pertes matérielles fussent absolument insignifiantes, ils étaient désormais en état de légitime défense, et ils n'avaient, dans les mesures qu'ils prendraient, à tenir compte que de leurs propres intérêts. Que les rancunes personnelles et les intrigues égoïstes aient eu cependant une part considérable, — peut-être prépondérante, — dans la révolte, les faits le démontrent; les ambitions individuelles pourtant n'auraient pas entraîné la majorité, si celle-ci n'eijt été en présence d'une véritable conspiration contre la religion du pays.

Comment en douter? — A côté de Slavata, que d'autres

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