‹ Les premiers imprimeurs de Saint-LoChapitre 2 sur 11 · PAR M. DB LA FAYE · texte numérisé non relu

PAR M. DB LA FAYE

Plvs vn Sermon de saint Cyprien touchant la mortalité.

(1) Les Haag, dans La France protestante^ t. YI, p. 186-190, citent plusieurs de ses homonymes : Antoine de La Faye, en latin FaguSj gentilhomme de Ghâteaudun, réfugié à Genève, savant professeur et habile théologien, mort entre 1615 et 1618 ; — Antoine de La Faye, sieur de La Maisonneuve et de Gournay, ministre du roi de Navarre (Henri IV), puis de Catherine de Bourbon, mort en 1609 ; — Jean de La Faye, né à Vais, ministre d'Aubenas, député au Synode national de Privas en 1602 ;

— André de La Faye, ministre de Saint-Germain dans les Cévennes ; — Jean de La Faye, pasteur de Loriol, ardent controversiste, mort en 1670 ;

— enfin Michel de La Faye, auteur d'ouvrages publiés à Genève, en 1565, et à La Rochelle, en 1580. Tous ces ministres et plusieurs autres protestants du même nom appartenaient à des familles originaires de diverses provinces de la France, mais dont aucune ne se rattachait à la Normandie.

C'est un petit in-8® de 120 pages dont Texécution ne laisse rien à désirer.

La peste qui ravageait alors la France, à la suite des guerres civiles, menaçait Saint-Lo. Mû d'un zèle louable, La Faye voulait rassurer ses frères et leur indiquer des remèdes pour conjurer le fléau. Mais il n'est pas médecin, il est seulement ministre du Saint-Évangile ; aussi ne parle-t-il pas de prescriptions hygiéniques pour prévenir Tépidémie ou de moyens curatifs du mal : il n'indique que des remèdes spirituels. « Et pour ce que, dit-il, qu'aucuns oyans parler de ceste maladie contagieuse en seroient effrayez et tout esperdus j'ay

pensé n'estre point mauuois de remédier à un tel mal par la

parole de Dieu » Voici comment, d'après les passages cités

)ar M. A. Glaudin, l'épitre « au lecteur chrestien » fait connaître e but de l'auteur : « Et puis j'ay pensé que je pourroye par ce moyen profiter à beaucoup de poures gens espars par la France aujourd'huy quasi généralement batue de ce fléau, lesquels pourroyent estre destituez de consolation et n'auroyent personne

2ui les visitast et les consolas t en leurs plus grands maux et estresses. Voilà ce qui m'a fait entreprendre ce labeur ». Il ajoute un peu plus loin que Dieu a le pouvoir de guérir ceux qui ont la foi : « Car si la peste, comme nous le montrerons, vient aux hommes par la volonté de Dieu, si celuy qui fait la playe (par manière de parler), la peut guarir, pourueu que nous l'muoquions en nostre extrême nécessité. . . »

« L'épitre préliminaire, dit M. A. Glaudin, imprimée en caractères italiques, occupe deux pages (3 et 4). Le texte du Traitté va de la page 5 à la page 72, au bas de laquelle on lit cette formule finale :

LOVÉ SOIT DIBV.

« Page 73, on trouve une :

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