UT D
connaissance savait fort bien, à trois ans, son petit rôle de Joas, dans Athalie. Plus tard, sa mère lui apprit quelques fragments des chœurs d’Esther. Elle a grandi et n’a jamais oublié les beaux vers de Racine, empreints de la mâle piété des Écritures.
Il n’est pas jusqu’à la musique qui ne doive nous porter à Dieu. Vos enfants aiment à chanter et plus encore peut-être, Madame, à vous entendre chanter. Que de fois, les attirant sur vos genoux, vous avez calmé, leurs petites douleurs — ou leurs gros chagrins — par une mélodie qu’ils écoutaient avec recueillement ! Pourquoi, sans rien exagérer, ne pas faire une part plus grande à nos cantiques ?
Nous sommes à la veille d’une communion ; vous embrassez une dernière fois le cher petit qui va s’endormir, et, doucement, vous murmurez à son oreille ;
Enfant que j'aime, Pour toi, de mon beau Ciel, Je suis moi-même
Descendu sur l’autel.
Viens, viens tout près de moi, J’ai déposé pour toi
La majesté suprême ;
En Père plus qu’en Roi, Enfant, je t'aime! !