‹ Les premiers principesChapitre 12 sur 77 · XXXIV · texte numérisé non relu

XXXIV

INTRODI'CTIOV.

qu’on la trouve. M. H. Spencer confesse qu’il ne comprend pas l’objection de M. Littré; mais il cherche à l’éclaircir, c II y a, dit il, et M. Littré a raison en cela, une généralité décroissantc, laquelle est objective. A l’exception des phénomènes de dissolution qui sont des changements du spécial au géné* ral, tous les changements subis parla matière vont du général au spécial ; ce sont des changements dans lesquels il y a une généralité décroissante dans les groupes d'attributs ; c’est le progrès des choses. Le progrès des notions ne se fait pas uniquement dans la même direction, mais il se fait aussi dans la direction opposée. L’investigation de la nature nous découvre toujours plus de particularités; mais, en même temps, elle nous découvre toujours plus de généralités dans lesquelles rentrent ces particularités. Prenons un exemple. La zoologie, en multipliant le nombre dés espèces qu’elle décrit, et en les étudiant plus complètement, suit une généralité décroissante ; mais, en môme temps, en découvrant les caractères communs qui réunissent les espèces en des groupes pins larges, elle suit une généralité croissante, (les deux opérations sont subjectives; et, en ce cas, les deux ordres de vérités acquises sont concrets, ils expriment des phénomènes actuellement manifestés * (1).

Si donc il est question d’une généralité décroissante dans l’arrangement des sciences, elle ne peut être que subjective. La méprise que M. Littré attribue à AI. H. Spencer n’existe pas. Mais, selon lui, AI. H. Spencer aurait commis la faute de t confondre la série des sciences avec leur évolution, et, dans l’évolution même, l’époque où elles ne sont point encore constituées avec l’époque où elles le sont ».

La série, dit AI. Littré, doit être telle que chaque science

(I) Herbert Spencer, Classificalion of Ihe sciences, p. 10, note.

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