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PERSISTANCE DES RELATIONS ENTRE LES FORCES

§ 63. Le premier corollaire à tirer de [la vérité dernière de la persistance de 1a Force, c’est la persistance des relations entre les forces. Supposé qu’une manifestation donnée de Ibrce, sous une forme et des conditions données, soit précédée ou suivie d’une autre manifestation, il faut que, dans tous les cas oii la forme et les conditions restent les mêmes, elle soit précédée ou suivie de cette autre manifestation. Tout mode de l’inconnaissable antécédent doit avoirunc connexion invariable, quantitative et qualitative, avec ce mode de l’inconnaissable que nous appelons son conséquent.

Dire le contraire, c’est nier la persistance de la Force. Si, dans deux cas, il y a ressemblance exacte, non-seulement entre les antécédents plus saillants que nous distinguons des autres en les appelant causes, mais aussi entre les antécédents concomitants que nous appelons conditions, nous ne pouvons aflirmer que les effets dilféreront sans affirmer, ou bien qu’une force a commencé d’exister, ou bien qu’une force a cessé d’exister. Si les forces coopératrices dans un cas sont égales à celles de l’autre cas, chacune ù chacune, par leur position et par leur intensité, il est impossible de concevoir que le produit de leur action combinée dans un cas soit différent de celui qu’elle donne dans l’autre cas, sans concevoir qu’une ou plusieurs forces ont gagné ou perdu en quantité, c’est-à-dire sans concevoir que la force n’est pas persistante.

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