INSURRECTION DE LA JUDÉE
Les premiers efforts des insurgés sont heureux. Le général romain Cestius Gallusest battu. Ce succès double le courage. La Galilée s'arme tout entière; elle se place sous le commandement de Flavius Josèphe, le futur historien des malheurs de la Judée, mel ses villes en état de défense, fortifie les pass des montagnes.
C'est alors qui Vespasien parait : il venge la défaite de ius, soumel la Galilée qu'il ravage, et fait prisonnier Josèphe. auquel il accorde la vie.
Les Juifs aniaient pu conjurer peut-être les désastres qui les menaçaient Mais il semblait que, par une impulsion divine, ils courussent à leur perte. Ils se déchirent, ils s'écrasent.
« Les Juifs, disait Vespasien, m'aplanissent la voie pour ■ •niiquérir la Palestine. »
Et, en effet, quand il vit le pays épuisé, il marcha sur Jérusalem; mais, élu empereur, il se rendit à Rome, et chargea son lils Titus de continuer la guerre.
Une foule immense était accourue dans la ville sainte pour y célébrer la Pâque. A la vue des armées romaines, un enthousiasme farouche, qu'animaient encore le fanatisme des zélateurs et les promesses des faux prophètes, s'empara de
tout le peuple. Ni la famine qui exerça bientôt d'épouvantables ravages, ni les présages sinistres qui annonçaient l'inutilité des efforts tentés, ni les propositions pacifiques plusieurs fois renouvelées par Titus, ni ces voix étranges qui retentissaient du fond du sanctuaire :
« Sortons d'ici! sortons d'ici! »
Rien ne put arrêter l'ardeur désespérée des assiégés.
Titus jura l'extermination de la ville rebelle.