‹ Les premiers siècles du christianismeChapitre 54 sur 74 · MORT DES PERSÉCUTEURS · texte numérisé non relu

MORT DES PERSÉCUTEURS

a Ainsi, après trois cents ans de persécution, dit Bossuet, la haine des persécuteurs devenait plus âpre. Les chrétiens les ar la patience. Les peuples, touchés de leur sainte vie, se convertissaient en foule. Galérius désespéra de les pouvoir vaincre. Frappé d'une maladie extraordinaire, il révoqua ses édits, et mourut de la mort d'Antiochus, avec une aussi fuisse pénitence. »

L'édit par lequel Galérius autorisait enfin l'exercice public de la religion chrétienne fut promulgué le 30 avril 311, dans cette même ville de Nicomédie où, huit ans, deux mois et quelques jours auparavant, il avait arraché à la faiblesse et aux terreurs de Dioclétien l'édit de persécution générale. Au milieu des tortures que lui causaient d'horribles ulcères qui dévoraient lentement toutes les parties inférieures de son corps, Galérius demanda grâce au Dieu des chrétiens et réclama les prières de ceux-ci « pour sa conservation et sa prospérité ». Moins d"un mois après, il expirait à Sardica.

Dioclétien le suivit de près dans la tombe. Accablé de chagrin, loin de sa femme et de sa fille, qu'il n'avait pu revoir, et qui étaient mortes dans l'exil et la misère; menacé par les ira jaloux de cette ombre d'empereur, obsédé par le souvenir des crimes qu'il avait laissé commettre, il mourut au fond de la Dalmatie, dans sa retraite de Salone, en l'année 313.

Quant à Maximien, il s'étail étranglé dans les Gaules, au mois de février 310, pour échapper au supplice infamant auquel il avait été condamné, comme traître et comme voleur deniers de l'État.

ition, toutefois, ue s'éteignil pas entièrement avec qui l'avaienl ordonnée, et, malgré les remords tardifs de

Galérius, elle trouva un continuateur cruel dans son neveu Maximin.

Mais un jeune prince que Dieu réservait à de hautes destinées avait grandi au foyer même des persécuteurs. Miraculeusement protégé contre les périls de tout genre qui entourèrent son adolescence, il allait apparaître glorieusement sur la scène du monde et assurer le triomphe définitif de la plus grande des révolutions politiques et morales.

Constantin, premier empereur chrétien, montait sur le trône.

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