Ibid
protection de Pépin et à l'activité de Fulrad, se voyait l'arbitre de l'Italie. Didier, le nouveau roi, recourait à lui pour qu'il le recommandât au souverain franc. Les habitants du duché de Spolète, qui venaient de s'élire euxmêmes un nouveau duc, et même ceux du duché de Bénévent, se réclamaient de lui à la même fm. Ici il est bon de noter que les ducs de Spolète et de Bénévent étaient, en théorie au moins, des fonctionnaires du royaume lombard.
A ce concei't, cependant, il m'an(|uait une voix, celle de l'empire byzantin, qui n'était plus en mesure, comme au temps de Zacharie, de bénéficier des succès diplomatiques du Saint-Siège. Ceux-ci, du reste, ne furent pas aussi complets qu'on l'avait espéré. C'était au pape de s'exécuter le premier. Il députa à Batchis un de ses prêtres, Etienne, chargé de l'exhorter à reprendre la vie monacale; d'autre part, l'abbé Fulrad se mit en marche avec sa troupe de Francs, pour appuyer l'éloquence du légat: l'armée romaine était prête à le suivre. Batchis s'exécuta, et Didier fut proclamé roi des Lombards.
Cette situation conquise, il se montra peu
pressé de démembrer le royaume. Faenza et Ferrare ^ furent, il est vrai, (( restituées » à l'Exarchat; mais, du côté de la Pentapole, les choses restèrent en l'état.
1. Avec les deux petites places de Bagnacavallo {Casirum Tiheriaciun) et de Gabello, la première entre Faenza et Ravenne, l'antre dans les lagunes d'Adria.