‹ Les premiers temps de l'État pontificalChapitre 18 sur 74 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Souvenirs monumentaux : la chapelle Sainte-Pétronille; le monastère de la Via Lata; l'abbaye de Nonantola. — Relations entre le pape, le roi franc, le roi lombard et l'empire grec.

Le pape Etienne n'eut point à dévorer cette déception. Il mourut peu après l'avènement de Didier, le 2G avril 757. Son frère, le diacre Paul, lui succéda aussitôt, non sans opposition, car il s'était formé un parti en faveur de l'archidiacre Théophylacte. Ces deux papes frères, sous les auspices desquels le pouvoir temporel se fonda, appartenaient à une famille aristocratique, dont la demeure s'élevait au bout de la Via Lata, le quartier riche d'alors. Il semble que cette famille se soit

éteinte avec eux, car Paul transforma la maison paternelle en monastère.

Ceci m'amène à parler des monuments religieux qui, à Rome et ailleurs, sont en rapport avec les événements dont nous nous occupons et en ont consacré le souvenir. Je dirai d'abord un mot de la chapelle de Sainte- Pétronille i. On vénérait à Rome, dans un cimetière de la voie Ardéatine, le tombeau de sainte Pétronille, une sainte que, d'après les actes fabuleux des saints Nérée et Achillée, on regardait comme la fille de saint Pierre, Ppndant le séjour d'Etienne II en France, l'intérêt de Pépin fut excité, on ne sait comment ^, en faveur de ce culte. Le roi demanda que le corps de la sainte fût transporté au Vatican, près du tombeau de l'apôtre, qui, croyait-on, avait été son père. On choisit, pour le déposer, un des deux mausolées cir-

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