‹ Les primes à l'exportation du sucre; exposé de leurs différentes formes, de leur mode d'évaluation et de leur influence sur les prix du marché intérieur et extérieur; suivi de quelques condsiérations au sujet de leur suppressionChapitre 7 sur 34 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Ce livre est écrit dans un but à la fois scientifique et pratique. La question compliquée qu'on nomme la question des sucres, renferme des éléments d'un caractère général, qu'on pourrait appeler la théorie du sujet. Cette théorie, — on la cherche en vain dans les procès- verbaux des nombreuses conférences internationales. Il est difficile de l'étudier dans les journaux de l'industrie sucrière ; les idées générales s'y perdent souvent dans les détails techniques et dans des discussions d'intérêt passager. De plus, on a, au cours des dernières années, introduit en Europe de nouvelles formes de primes. Une partie importante de la littérature est ainsi surannée. Les procès-verbaux, par exemple, du Congrès international réuni à Londres en 1887 et en 1888, tout en faisant preuve de vastes connaissances techniques et économiques, ne concordent plus avec l'état actuel de la législation.

L'auteur de ce livre a cru qu'il serait utile de donner un exposé systématique de l'état présent des choses. Il s'est attaché à mettre en lumière les différentes formes sous lesquelles les primes existent, la manière de les évaluer, et l'influence

D'AuLNis DE B. — Sucre. 1

qu'elles exercent sur le cours des prix tant au marché national qu'au marché international. A l'étude de ces divers problèmes il a ajouté un chapitre relatif aux effets économiques des droits différentiels américains sur les sucres primés. Enfin il a présenté quelques observations sur les intérêts de l'industrie et de l'agriculture pour autant que ces intérêts sont engagés dans la suppression des primes.

Bien que l'auteur ait pris soin d'éviter autant que possible les détails techniques ou chimiques, il désire témoigner sa reconnaissance envers M. le docteur E. Mulder, professeur de chimie organique à l'Université d'Utrecht, qui a eu l'obligeance de l'initier à certains détails techniques dont la connaissance est indispensable à l'étude des diverses lois et de la littérature sur la matière.

Il tient également à attester le très-bon souvenir qu'il garde des hommes de science et d'expérience qui étaient réunis à la Conférence internationale de Bruxelles, et dont les entretiens instructifs lui ont suggéré l'idée d'écrire le présent ouvrage.

Utrecht, le premier Mars 1899.

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