‹ Les primitifs et leurs signaturesChapitre 60 sur 149 · Revue de l’art ancien et moderne, igo3 (tirage à part · texte numérisé non relu

Revue de l’art ancien et moderne, igo3 (tirage à part

De Mély.

2IO les PRIMITIFS ET LEURS SIGNATURES

n’a point fait état de ET MACABEORUM. Et cependant l'ensemble, très en clair, fait un tout inséparable.

Car Vaulsor, Vasor, — si ici on lit Vosor, il ne faut pas oublier que les artistes et les scribes du moyen âge transformaient bien facilement l'orthographe des noms1 — est une abbaye bénédictine d'hommes, des bords de la Meuse5; à peu de distance se trouvait une abbaye bénédictine de femmes, les Machabèes3. On sait combien étaient étroits les rapports entre les abbayes d'hommes et de femmes de même ordre, les secondes relevant des premières.

Fig. i8x. — Reddition d'une cité. Miniature do V Histoire du bon roi Alexandre. ( Collée t. Dutuit, Musée des Bcaux-Arls de la Ville de 1 ans.)

Dès lors, ce rapprochement dans une inscription, de deux noms géographiques, noms d'abbayes voisines d’hommes et de femmes du même ordre, ne peut être omis : pour le rejeter, il faut donner des raisons. Quant Èi un nom de moine suivi du nom de son abbaye, nous connaissons, précisément dans ce môme pays de la Meuse, le célèbre Ugo d'Oignies (abbaye), qui signait ainsi les œuvres d’orfèvrerie sorties de son précieux ciselet. Mais ce n est pas tout.

i Cansenbroot cernait son nom Casenbroet, Casenbrood, Kasinbroet, Cazymbroodt, Casbrot (Keuren, p. 267), nous avons vu plus haut (p. 1 1 3) les déformations du nom de Rust.

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