Patrologie latine, t. CV, col
3. Au xme siècle l'ocre était employé pour peindre à l'huile. Dans le Lapidaire d'Alphonse X le Sage (1202), on lit : « Piedra ferenna. — Si despues que fuer quemada (passée au feu) la milieren
Avant
Le manuscrit enluminé 223 de la bibliothèque d’Amiens, Liber de laudibus sanctæ Crucis provient de Corbie. 11 a été étudié par M. Boinet1; M. Schlosser l’avait antérieurement examiné2.
C’est une Glorification de la Croix composée par Raban Maur. Au f° 33 v°, un moine, vêtu d’un froc marron, est agenouillé devant la Croix, et on lit au-dessous : « De adoratione Crucis ab opifice « .
C’est donc l’Adoration de la Croix par l'artiste. Et toute hésitation doit être écartée quand 011 lit à la suite, ce texte en prose :
« Imago vero mea, quam subter crucem genua ilectantem et orantem depinxeram, asclepiado métro conscripta est, priorem versum tenens hexametrum heroïcum.
Fig. 5. — Raban Maur offrant au pape Grégoire IV son Liber de laudibus sanctx Crucis.
(Manuscrit du Trinity College de Cambridge.)
secundum hemistichium heroïci, ita:
« Rabanum memet, clemens, rogo, Christe, tuere O pie, judicio. »
« Mon portrait, que j ai peint à genoux et en prières au pied de la Croix est accompagné d’un asclépiade. 11 tient le premier vers héroïque hexamètre et l’hémistiche du second, ainsi :
« O Christ bienveillant, je te demande de me protéger, Moi Raban, au jour du Jugement. »
con algun olio, sale délia tinta bona et lucient pora pintar. » ( Lapidario del Rey Alphonso X, Madrid, Blasco, 1881, in-4°, p. 25.)