‹ Les primitifs et leurs signaturesChapitre 79 sur 149 · Burlington Magazine, février · texte numérisé non relu

Burlington Magazine, février

3. Jahrbuch de Vienne, t. XX (1889), p. 1 g5 et 216, pi. XXVII.

Dans une admirable Crucifixion du manuscrit g5 (f i55 \ ) de

la bibliothèque de Toulouse (fig. 367),

on peut lire sur le baudrier du Centurion le monogramme F. A, à la place, où dans le Martyre de saint Denis du Louvre, nous avons pu photograilùer BR (fig. io3).

Le conseiller privé Dr \\ i lie , le savant conservateur de la Bibliothèque d Heidelberg, auquel je suis heureux d adresser mes plus vifs remerciements, a bien voulu me faire faire la photographie si intéressante de l'Homme anatomique, que j ai déjà reproduit à propos du Zodiaque des Très riches

LES MAITRES MINIATURISTES (i39.-XVI* SIÈCLE)

Dans sa belle édilion du Tèrence des ducs1, mon savant confrère M. Henry Martin signale (p. 3i) sur la corniche d’une maison du Tèrence de la Bibliothèque nationale (ms. lat. 7899, l‘° 3g), une petite inscription qu'il lit HAINBERTE, qui pourrait alors être la signature du miniaturiste Ymbert Stanier ou Steiner, qui travaillait en i(\ot\. Il faudrait ainsi la rapprocher de l’inscription GOSART du Bréviaire Grimani (fig. 236). Mais j'avoue qu’après l’avoir longuement et minutieusement examinée, je suis obligé de constater, d’abord que l’inscription n'est pas dans la miniature même, mais dans la bande supérieure de l’encadrement, puis que c'est un simple gribouillis, qu on peut aussi bien lire hamberi, chamberi. Je la regarde donc comme sans plus d'importance que les inscriptions des livres XIV. f’ xxxviii, XV, l'° Iv XVIII. f’ vi" xiii de la Cité de Dieu (Bibl. nat. , ms. fr.

1 8-19) que le comte Alex, de Laborde croit pouvoir traduire, AH)H du bonnet du Grand-Prêtre, and du bas d’une robe. 77IONI du bas d une autre robe : André Montaigne.

Une petite note pour Remiet (fig. 76) nous a permis l’identification certaine comme enlumineur du nom d’Oudin de Carvanay, que nous lisons dans l’acrostiche final du ms. fr. 823 de la Bibliothèque nationale. Les enlumineurs signaient donc ainsi parfois. Puisque l’un d’eux est forcément accepté, nous ne saurions passer sous silence l’acrostiche similaire de la fin du ms. /|ii de la bibliothèque d Amiens, la Consolation de Boëce, qui nous donne également un nom : Jeiian de Langres esmailleur.

I cy endroit fine Boece E n qui pevent trouver l’adresce H oms et femmes, par ces recors,

A sauver leurs âmes et corps,

N on pas eulx laissier tourmenter D e désespoir, ne seurmonter E n orgueil, l’ortpéchié terrible,

L e plus grief de tous et horrible ;

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