‹ Les primitifs et leurs signaturesChapitre 92 sur 149 · Mély (F. de), Revue archéologique, 1 9 1 1 (1), p. i · texte numérisé non relu

Mély (F. de), Revue archéologique, 1 9 1 1 (1), p. i

son talent se reconnaissent malgré les interprétations et les exigences du métier de haut-lissier. L étude de son œuvre lui donnera l'auréole de la gloire que l'histoire lui a refusée jusqu’ici ».

Si nous rencontrons dans une tapisserie le nom du célèbre artiste, on ne connaissait par contre de lui aucune œuvre peinte signée.

Et voilà qu'à l’improviste, dans une page admirable, nous lisons le nom du célèbre maître. Dira-t-on qu'on peut être surpris de le voir ainsi inscrit sur un bonnet? Mais n a-t-il pas fréquenté les peintres d Italie, puisque malgré son origine bruxelloise, il s'appelle Jean de Rome? N'a-t-il pas vu à Florence, dans le Cortège de l'Adoration des Mages à l'Oratoire de Médicis, le nom de l'artiste. Benozzo Gozzoli. précisément inscrit sur le bonnet d’un des personnages, OPYS BENOTII ? C'est d’ailleurs également ainsi que Jean Gossart peintre et miniaturiste comme Jean de Rome, signe 1 Adoration des Mages qui vient d'entrer à la National Gallerv de Londres (septembre 191 1). Sur le bonnet d'un Mage on lit : JENNI GOSSART. O. G. MALUBOD (voir p. 271). Et de même cpie M. Weale ( Gazette des Beaux-Arts, t. xxxi, 1866, p. 66) trouve dans le tableau de la Vierge entourée de saintes du Musée de Rouen, le portrait de l'artiste, Gérard David et de sa femme Cornélie Cnoop, je verrais volontiers ici, dans cette honnête ligure de brave homme rasé qui n'a rien d idéal, peut-être également un portrait, — celui de 1 artiste — . cpii voisine ainsi avec ceux des deux exquises petites jeunes filles, dont Isabev pourrait réclamer la paternité.

Par exemple, comment dater ces miniatures, indépendantes du volume, découpées, placées dans un encadrement qui ne nous permet de rien préciser? Nous ne pourrions vraiment que présenter des hypothèses, si un cryptogramme, pourtant bien en clair, quand

F, a. a95. — IAX DERON, signature de Jean de Rome sur la tapisserie de l 'Histoire de David.

(Musée du Cinquantenaire, Bruxelles.)

LES MAITRES MINIATURISTES (i39i-XVI" SIÈCLE) 357 on l’a compris, ne venait nous donner des précisions inattendues.

l ie. 29O. — La Procession de .Xolre-Dame du Sablon (partie centrale).

(Tapisserie du Musée du Cinquantenaire, Bruxelles.)

AN

L inscription de bonnet du vieillard Simeon MO ne saurait vrai-

DV

ment être lue autrement qu'en échiquier ANO MDV, c’est-à-dire « en, l'année i5o5 » (fig. 285).

Et ce nom et celte date qui voisinent s’identifient mutuellement, comme les deux inscriptions du retable en bois sculpté du Musée du Cinquantenaire, où nous lisons sur le sabre d'un des bourreaux jan

(fig. 297), et sur la ceinture d'un autre bourreau, dont le sabre porte l’inscription dacianus. mccccxciiii (fig. 298), quand nous savons, par les comptes, qu’à cette date, le retable fut exécuté par J an Borreman. Alors, comme le sculpteur son compatriote, avec lequel il a

le peintre trace ici son nom sur et inscrit la date sur un autre,

je l'avais naguère noté et relevé 5, alors que je ne soupçonnais ean de Rome. El voilà qu’aumanuscrits où je l’ai lu, on les mçmse, frères de Bretagne, rdichon lui- ‘s rapproche cesse de Croÿ, au contraire ■ents.

d les belles bl . liât. ms.

’un fauteuil,

comme dans la miniature du Bréviaire Gnmani où nous avons lu GAND (fig. 2/ji), on trouve :

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