‹ Les primitifs parisiensChapitre 10 sur 13 · Champeaux et Gauchery, ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

Champeaux et Gauchery, ouvr. cité, p

2. Guiffrey, Inventaires de Jean , duc de Berry , t. II, p. 280, n° 1164.

Paris. Qu’ils aient habité cette ville, qu’ils y aient joui d’un grand renom, la chose n’est guère douteuse. Guillebert de Metz cite en effet, parmi les « artificieux ouvriers » qui illustraient la capitale avant les calamités de la fin du règne de Charles YI , <c les trois frères enlumineurs1 ». Or, on ne saurait présentement appliquer cette mention qu’à nos artistes. En 1411, ils figuraient dans l’entourage de Jean de Berry, qui semble leur avoir témoigné un intérêt particulier. Tous trois étaient ses valets de chambre. Il leur faisait des cadeaux et recevait à son tour des présents d’eux. Même, en 1415, ils lui prêtèrent 1000 écus d’or. Les troubles de Paris déterminèrent probablement Pol à se retirer à Bourges. On trouve en tout cas un peintre du duc « nommé Pol, natif du pais d’Allemaigne », possédant dans cette ville un bel hôtel que Jean de Berry lui avait concédé. Ce Pol, marié et sans enfant, était mort depuis un certain temps déjà en 1434.

Des miniatures qui décorent le manuscrit de Chantilly, une partie seulement remonte à l’époque où « Pol et ses frères » cc faisoient » les Très riches Heures , c’est-à-dire à l’année 1416. L’illustration, en cours à cette date, ne fut complétée que plus tard, vers 1485,

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