‹ Les primitifs parisiensChapitre 11 sur 13 · Guillebert, éd. cit., p · texte numérisé non relu

Guillebert, éd. cit., p

pour le duc Charles de Savoie, par un enlumineur qu’on suppose être Jean Colombe, de Bourges.

Les peintures attribuées à Pol de Limbourg et à scs frères ont, à l’aurore du quinzième siècle, la grâce d’une annonciation : au charme surprenant, à la fraîcheur réaliste de ces tableaux : la Fenaison , la Tonte des moutons , les Semailles, la Chasse , etc., on sent qu’approchent les chefs-d’œuvre d’une époque « qui fit refleurir pour la seconde fois la beauté dans le monde 1 ». C’est une véritable initiation à l’art moderne. Au même moment travaillent Hubert et Jean van Eyck. Mais leur manière est moins composite que celle de « Pol et ses frères ». L’œuvre de ces derniers présente encore le caractère international dont j’ai parlé; elle trahit des influences diverses : dans l’ensemble, c’est de l’art français, parisien même, peut-on ajouter, puisque les trois frères étaient fixés et renommés à Paris, en un temps de splendeur pour l’école de cette ville; seulement les artistes sont de tempérament flamand.

D’autres miniatures des Heures de Chantilly, qu’on croit avoir été exécutées aussi par « Pol et ses frères », se rattachent à l ltaliè. Il n’y a pas lieu d’en être surpris, les rapports entre ce pays et la France étant

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