‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 179 sur 264 · Graul, die Westkûste Osiindiens · texte numérisé non relu

Graul, die Westkûste Osiindiens

246 MONTICULES DES NILGHERRIS.

« Mada a fienté à la face du soleil ^

a Mada s'est faite accusatrice de ses frères.

« A sa sœur, Mada a montré les dents.

« Mada a levé le pied contre sa mère.

« Mada se couchait sur un tapis, quand le beau-père n'avait pas de quoi s'asseoir.

. « Mada, pour fêter des étrangers, mettait ses parents à la porte.

« Mada forniquait avec son gendre.

a Mada regardait la moisson du prochain avec un œil envieux.

« Mada convoitait la vache du voisin.

« Mada a déplacé une borne.

« Mada a labouré avec un taureau trop jeune.

« Mada a tué un serpent, a tué un lézard.

« Mada a tué une vache. »

A chaque énonciation, l'assistance répète d'une voix sourde et gutturale : Ce qui est un péché.,, ce qui est un péché...

Certes, la pauvre défunte n'avait point commis les innombrables délits qu'on lui impute, mais on les énonce en bloc pour n'en omettre aucun. D'ailleurs, tel crime non perpétré peut avoir existé en intention. Cette litanie rappelle la « confession des Quarante-deux Coulpes », mise par le Bituel funéraire dans la bouche du défunt, qui se présentait devant les quarante-deux juges de l'Amenti égyptien. L'âme s'y défendait aussi d'avoir commis vol, adultère ou meurtre, d'avoir profané les cjioses saintes, d'avoir fait pleurer le prochain...

1. Ces derniers passages pourraient figurer dans la liturgie des anciens Perses ou dans celle des Esséniens.

Page 1