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Wolhouse

278 MONTIGOLES DES NILGHERRIS.

Seigneur des Épouvantements; ils disaient en tremblant qu' « on ne peut voir l'Éternel et vivre ».

Primiis in orbe deos fecit timor.

Puissant est le démon qui regarde par l'œil avide du Couroumba. Voilà pourquoi le timide Badaga fait de ce sauvage son officiant ordinaire, bien qu'il ait dans sa propre cité les Harouarous, la sixième des dix-huit castes, tribu de lévites, servants du taureau Bassava, prêtres du temple conique qui contient la pierre maha linga, figuration du phallus divin. Ces Couroumbas de malheur possèdent tout un trésor d'incantations, de prières et de charmes. Lors de la moisson, ils prennent une corbeille qu'ils suremplissent de grain nouveau, afin de faire déborder les greniers. Les Harouarous sont influencés par les Brahmanes, qu'ils imitent ou singent; mais, précisément parce qu'ils ont des prétentions, parce que leur chamanisme s'est infusé de respectabilité, ils ont moindre succès que les abjects sorciers des entours. C'est au plus grossier sauvage qu'on s'adresse de préférence*, parce quHl passe pour mieux familiarisé avec les habitudes des mauvais génies, avec les lieux qu'ils hantent. D'ailleurs, le démonisne plait aux esprits incultes; il a d'autant plus de séduction qu'il se montre barbare et déraisonnable.

Donc, le Couroumba est un jeteur de sorts. Il amaléfîcié la géline qui crève de la pépie, il a enguignonnô le veau qui ne profite pas, maraillé la vache qui maigrit. Qu'un homme vienne à mourir, sa maladie est le fait de ces abominables. Un jour, Todas et Badagas se réunirent pour

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