Cfr. Hébr. X, 7; IX 14, etc
372 LKS KOLARIENS DU BENGALE.
« Pourquoi donc, peuple, te lamentes-tu? Et toi, mériah, pourquoi crier, pourquoi sangloter? Ce n*est pas ta faute ni la nôtre, ni celle des parents qui t'ont vendue. Tu as. été achetée, tu as été payée. Nos sueurs et notre travail ont acquis ta personne, nous n'avons donc point péché contre toi. II faut un sacrifice — toi, lui, elle, qu'importe? Le sort est tombé sur toi, le Destin a prononcé. Quand». lass% et épuisée, la Terre doit porter des moissons nouvelles, comment lui rendre la force, sinon avec du sang? Donne le tien, donne-le, comme Pennou donna le sien, sans hésiter! »
* Ouvrons une parenthèse. Soit que les aborigènes aient emprunté aux Indous cette partie de leur culte, soit que les deux religions aient môme nature et même origine, il est incontestable que la théorie khonde du sacrifice est identique à celle que développe le Bhagavat-Gita :
« En même temps que l'homme, le Créateur créa le sacrifice, disant : C'est par la vertu du sacrifice que vous vous propagerez. Hommes, le sacrifice sera votre vache d'abondance. Par lui, vous ferez vivre les Dieux, et les Dieux vous feront vivre. Et vous faisant ainsi vivre les uns les autres, vous jouirez d'une heureuse existence. Mais qui mange, sans faire part aux Immortels de la nourriture qu'ils ont fait surgir, n'est autre qu'un voleur. Ceux qui sont honnêtes et probes pensent aux Dieux d'abord, à euxmêmes ensuite. A ne se soucier que du ventre, on avale le péché. Il n'est de vie que celle qui provient des aliments, lesquels dérivent de la pluie causée par le sacrifice. »
Brahma est '( l'impérissable sacrifice »; Indra , Soma» Hari, et les autres Dieux s'incarnèrent en animaux *, à la