EE SACRIFICE UNIVERSEL
seule fin de se faire immoler. Pouroiftha, TÊtre universel, se fît égorger par les Immortels, et de sa substance naquirent les oiseaux de Tair, les animaux sauvages et domestiques, les offrandes de beurre et de caillé*. Le monde, déclaraient les Richis, est une série de sacrifices se muant en d'autres sacrifices. Les arrêter, ce serait suspendre la vie de la Nature'. Siva, auquel les Tipperahs du Bengale passent pour avoir sacrifié jusqu'à mille victimes humaines, par an, disait aux brahmanes : « C'est moi qui suis la véritable hostie; c'est moi que vous égorgez sur mes autels. »
Et la religion hindoue s'accorde avec toutes les religions qui ont eu conscience d'elles-mêmes. Quetzalcoatl, — si l'espace le permettait, nous pourrions commenter les multiples et étonnantes ressemblances entre la symbolique des sacrifices mexicains et celle (les mériahs, — Quetzalcoatl se piqua aux coudes et aux doigts pour en tirer du sang qu'il offrit sur son propre autel. Pendant neuf jours et neuf nuits, le dieu Scandinave Odin fut, en l'honneur d'Odin, pendu à l'arbre secoué par les vents :
« Je sais avoir été pendu à l'arbre secoué par les vents pendant neuf longues nuits. Une lance m'avait transpercé ; j'étais voué à Odin, moi-même à moi-même'. »
Encore aujourd'hui, le prophète Élie, invisible sur le mont Morijah, continue à faire fumer des holocaustes en bonne odeur à l'Éternel. « Car n'était le sacrifice perpétuel, le monde ne pourrait subsister », disent les rab-