‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 254 sur 264 · Edda, Odin's Bunenlied · texte numérisé non relu

Edda, Odin's Bunenlied

troisième exécution, la lame avait bien mérité; on venait en grande pompe la détacher, lui donner ses invalides dans un temple. Autre méthode : le djanni forçait la tête du patient dans un bambou fendu, dont un assistant serrait les moitiés avec une corde. La foule n'attendait que le moment; avec des cris d'ivresse et des rugissements de fauve, elle sautait à la curée, et chacun de travailler des ongles et du couteau ; tous arrachaient un lambeau de chair palpitante, tous dépeçaient et déchiquetaient.

L'emploi du coutelas, observons-nous, témoigne encore d'un certain adoucissement de mœurs, car maintes hosties étaient déchirées à belles dents : témoin le chevreau qu'on lacérait vivant aux mystères de Bacchus Zagreu5. Tout anciennement, c'était un homme qu'on mettait en lambeaux sur l'autel de Dionysos Omostès, Dionysos le Mange-Cru*.

Tari, digne cousine de Moloch et « autres dieux de sang » n'est point la seule de son espèce parmi les divinités khondes. A une foule d'autres génies, aériens, terrestres, souterrains, il faut du sang, beaucoup de sang. Si on ne les en gorge, le sol restera aride et infertile ; ni la pluie ni le soleil ne viendront en leur temps. . Les Celtes, nos ancêtres, avaient aussi leurs mériahs; ils achetaient des esclaves qu'ils traitaient largement, et, l'année révolue, ils les conduisaient en grande pompe au sacrifice. — Tous les douze mois, la tribu scythe des Albanes engraissait une hétaïre pour la tuer à coups de lance devant l'autel d'Artémis ^. — Au retour de saison, des hiérodules, qu'on avait nourries d'aliments exquis

1. Plutarque, VUa ThemisU, XIII; Pelopon. XXI. — Clemens, Çohortationes ad génies.

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