‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 261 sur 264 · Yadjour-Véda · texte numérisé non relu

Yadjour-Véda

trente hommes au Tibre; ils lui servirent autant de man> nequins en osier. Ils avaient promis des biches, qu'ils vinrent à remplacer par des brebis, mais en spécifiant nettement qu'elles étaient appelées « biches »^. Ailleurs, au lieu de têtes humaines, on piqua aux lances des noix de J6QC0, des tôtes d'ail ou de pavot. Aux fêtes carillonnées de nos villages, les marmots et jeunes rustres — dernière dérision **- se régalent de pâtisseries figurées dont ils ignorent parfaitement l'origine. D'un terrible rituel innocent souvenir.

Les djannis ne pouvaient nier que leur Tari ne fût déjà coutumière de transactions. Elle avait déjà permis à la Fête des Semailles la substitution d'un buffie à un homme. Les Démétriaques de Kalahandi faisaient choix d'un joli veau qui devenait propriété communale. Sitôt sevré, laissé libre autant que le cheval destiné, par les brahmanes, au sacrifice de VAçoamedha, il trouvait toujours ouverte la porte de son étable, vaguait par les champs, gambadait dans les jardins, paissait les orges, broutait les légumes, dévastait les potagers. Les cultivateurs ne le rencontraient que pour le choyer et lé caresser, lui donner des friandises ; il avait tout à son contentement.. Devenu beau taureau, il était conduit au sanctuaire de la déesse.

Des vases rangés autour de l'autel contiennent les échantillons de semences qu'il s'agit de rendre fécondes. Tandis que l'animal les renifie, donne de la langue par-ci par-là, un coyp bien asséné le tombe; on l'égorgé, et dans sa bouche on passe une jambe de devant; manière de montrer que la pieuse béte s'est apportée elle-même en sacrifice. La carcasse est prbmptement débitée par les paysans ; chacun se saisit d'un rogaton qu'il court énter-

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