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CHAPITRE XXIII LE NORD-EST ASIATiaUE. — LE JAPON

lie NorA-E»t Asiatique. — Quoiqnie refroidi par un eouran^ marin d'origin» polaire (Oya C/)/Vo), le NE Asiatique a offert dea conditions favorables à l'expansion d un peuple insulaire.

Le «r«rj>ou. Relief, — La Japon (450.000 km*, sans la Corée) est formé d'un grand nombre d lies volcaniques et découpées, dont les principales sont Yéwo, Hondo, Sikok, Kiou-siou.

Climat, productions ttaturelle». ~ Pris entre les influences oentralres des masses continentale et océanique, le climat japonais est très varié ; les moussons arrosent en été les iles méridionales. La végétation, très abondante, a également des aspects varié* da forêt et de savane ; le sous-sol est riche, les eaux marines sont très poissonneuses.

jPopfilation. — Très dense (130 au km-), la population Japonaise (57 millions d'hab) est en assez forte proportion urbaine : Tokio. Osaka, Kioto, Nagoya, Kobé, Yokohama.

I>éveloppenvent économique. — Pays agricole (riz, thé, mûrier), pays minier (houille, fer, cuivre\ pays industriel (cotonnades^ métallurgie), le Japon a pris un grand essor économique ; sa marine marchande contribuait à entretenir en 1913 un commerce de 3 milliards 1/2 avec l'Asie, la Grande Bretagne, les États Unis, etc.

La Corée. — Cette presqu'île montagneuse (220.000 km-), riche en riz et en mines, est une possession japonaise.

La JfIantcJi4»uyic. — Les Japonais détiennent la partie méridionale (Moukden) de la Mantchourie. province officiellement chinoise; ils en ont entrepris l'exploitation par le rattachement du réseau ferré coréen au réseau mantchourien.

La puissance Japonaise. — Puissance militaire et navale de premier ordre, le Japon veut dominer politiquement et économiquement r Océan Pacifique.

t. — LeIVerd-Est asiatique {flg. p. 454), — Le Nord-Est asiatique, en façade sur l'Océan Pacifique, présente certaines analogies avec le Nord-Ouest européen. La mer y pénètre assez profondément dans les terres ; des péninsules {Kamtchatka, Corét, Chantoung), des îles nombreuses (Sakhaline, archipels japonais, etc.) y présentent comme

Fig. '43. — Les crchipHs japonais.

un double littoral, qui dessine deux arcs concentriques et enferme une longue suite de mers bordières : mer d'Okhotsk, mer du Japon, mer de Chine.

Une sorte de Méditerranée asiatique s'étend ainsi le long des régions les plus peuplées de l'ancien continent ; son existence a contribué à faciliter et à multiplier les relations entre les Jaunes. La situation du Japon n'est donc pas sans ressemblance avec celle des lies Britanniques, auxquelles il fait pendant de l'autre côté de l'ancien continent, à une latitude plus méridionale.

Mais entre le NW europe'en et le NE asiatique le climat crée des différences notables, qui se répercutent sur toute la vie économique des régions intéressées. Tandis que l'Europe du Nord-Ouest bénéficie essentiellement d'influences attiédissantes, celle du Gulf-Stream et celle des vents atlantiques, l'Asie nord -orientale subit l'action réfrigérante de l'Oya-Chivo et de lénorme masse continentale asiatique.

VOya-Chivo est un courant froid d* origine polaire qui longe le littoral NE de l'Asie, et contribue à refouler vers les côtes américaines le courant chaud du Kouro-Chivo, issu du courant nord-équatorial. Quant aux hautes terres d'Asie, elles contribuent à exagérer les températures d'hiver et d'été de toutes les régions qui les avoisinent.

Le NE asiatique a donc, en hiver, un climat beaucoup plus rigoureux que celui du NW européen ; la circulation maritime et fluviale s'y trouve entravée par les glaces, l'influence océanique n'y exerce pas sur la végétation et la vie humaine tous ses bienfaisants effets.

Néanmoins, dans la lutte économique et politique dont le NE asiatique a été le théâtre et l'enjeu, l'avantage est resté au peuple maritime du Japon, qui a trouvé dans sa situation insulaire des éléments de force et d'activité suffisants pour triompher des empires continentaux de Chine et de Russie. '

Non seulement l'Empire japonais s'est étendu sur presque toutes les îles du NE asiatique, mais encore il a établi son autorité effective sur lea parties les plus voisines du

continent : la péninsule coréenne et la Mantchourie méridionale.

s. — Le Japon. Généralités, sol et relief. — L' « Empire

du Soleil Levant » ou « Nippon » est formé par un triple chapelet d'îles et d'îlots volcaniques (environ 4.000) : 1° le chapelet des Kouriles; 2° le chapelet de Sakhaline (dont la partie située au S du 50<^ parallèle est japonaise) et de V archipel japonais proprement dit (Yéso, Hondo, Sikok, Kiou-siou) ; 3° les Riou-kiou et Forraose. Ces chapelets dépassent auN le 50° parallèle (lat. de la Cornouailles) et

Fig. 147. — Coupe du Japon et des mers voisines, suivant le parallèle 40<'N.

au S le tropique (21% lat. de Cuba). Mais ils forment un mince ruban, et ne couvrent que 450.000 km- (près de la moitié pour la seule île de Hondo).

Les archipels japonais jalonnent une des grandes lignes de fracture de l'écorce terrestre. Des effondrements ont donné naissance aux mers bordières (pas plus de 3.000 m}, et ont su.^pendu les archipels en balcon au-dessus des immensité.océaniques (plus de 8.000 m.fig. p. 456). Des plissements montagneux, dans l'ensemble orientés SW-NE, comme ceux de la Chine, ont constitué les lies, restes de groupes submergés. Le sol est encore instable : les tremblements de terre sont si fréquents que les Japonais y sont presque habitués ; les volcan s'alignent, éteints ou actifs, du Kamchatka et des Kouriles a '''ormose.

Presque tout leJapon est couvert de montagnes (1/8 seulement de plaines, surtout dans Ilondo), mais les communications sont assez faciles par les vallées et les cols. Le grand volcan du Fouji-Yama, la montagne sacrée dont le cône saupoudré de neige a été popularisé par l'art nippon, culmine par 3.780 m. On passe doucement des sommets à la mer par d' « harmonieux éla^ments de plans et de couleurs », forets, croupes hrunes, « terrasses semées de bosquets parmi les cultures », pentes noires tachetées de rizières, plages de sable « avec quelques pins... tordus par le vent du large. » AVeulersse).

Le développement côtier est d'une richesse inouïe.

Pour 360.000 km^, les quatre grandes lies ont li.OOO km de côtes (France 3.000 pour une superficie de 536.000 km-). Les baies admirables de Nagasaki et de Kagosima dans Kiou-siou, de Kobé, de Yokohawa [fig. p. 457) dans Hondo, étaient marquées pour recevoir de grands ports. Entre ses montagnes et ses côtes le peuple japonais devait être un peuple de navigateurs.

Les trois lies du S enferment japonaise, ouverte par trois

Fig.

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