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Fig. 160. — L'immigration au Canada, depuis 1900.
-de l'enfant du pays qui s'est fait un sort au Canada. Une imagerie bien dirigée complète cette littérature : cultivateurs submergés dans leurs moissons, meules énormes rapidement absorbées par la batteuse à vapeur, colons « cassant » leur coin de prairie et se promenant dix ans après, en élégant phaéton, sur leur domaine où une procession de moissonneuses-lieuses attaque limmense table des blés mûrs.
« ïoule cette réclame porte ses fruits A Winnipeg débarquent sans cesse des immigrants anglais, américains, français (^.500 de nos compatriotes se sont fixés, en 1903, dans la Prairie, et ce n'est qu'un commencement), des mennonites allemands qui s'installent par groupes compacts, des Galiciens et Russes aux larges figures, que l'on établit, si on le peut, sur les moins bonnes terres, parce qu'ils sont' gens à s'en contenter et à y réussir, en travaillant comme des bœufs et en vivant comme des ours. Certains groupes de colons américains viennent de leurs vieilles fermes dans de longues files de chariots rappelant les grands trcks des Boers » (Robert de Caix),
Avant la guerre, l'immigration au Canada se chiffrait chaque année par près de 400.000 têtes (fîg. p. 492} ; c'est encore peu si l'on rapproche ce chiffre de celui de l'immigration aux Etats-Unis. Entre le Canada et les Etats-Unis, il y a d'ailleurs échange de populations : si les Canadiens; Français envahissent les États-Unis du NE, par contre les Américains débordent sur leManitoba.
4. —Organisation politique). — L'Amérique britannique comprend d'une part le Dominion of Canada (Puissance du Canada), fédération autonome de 9 provinces [lie du Prince Edouard, Nouvelle- Ecosse, Nouveau-Brunswick, Bas-Canada ou Québec, Haut-Canada ou Ontario, Manu oba, Saskalchewan, Alberta, Colombie) et d'un certain nombre de districts ou territoires, — d'autre part la colonie de Terre-Neuve et du Labrador.
IL — Régions naturelles
5. — Grandes divisions. — Dans l'immense territoire canadien — où les mêmes roches et les mêmes aspects orographiques se présentent sur de vastes espaces — on peut distinguer cinq grandes régions: les barren grounds, la forêt, la Colombie britannique, la prairie, la région atlantique.
Terre-Neuve forme un petit monde à part.
6 — Les barren grounds; la forêt. — Les territoires du iVW
Principales puissances du monde. ^8
et la côte septentrionale du Labrador forment la toundra américaine, à laquelle on a donné le nom de barren grounds (terres stériles). C'est une steppe presque sans arbres, où l'hiver est très dur, et où l'été, très court, lait naître des nuées de moustiques. Les seuls habitants en sont les Esldmos, qui vivent de la pêche ou de la chasse.
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Cliché du Verascop? Richard Fig. 161. — Dans la forêt cçinadienne. ^
Au S des barren grounds s'étend une immense forêt [fig. p. 494), qui couvrait autrefois tout le pays et a été peu à peu défrichée. C'est d'abord la forêt subarctique de pins, d'épicéas et de mélèzes; puis viennent les peupliers, les bouleaux, les sapins; ensuite, au SW, les cèdres et les beaux pins Douglas de la Colombie britannique, qui atteignent 100 m do hauteur; au SE, l'érable, arbre national du Canada, le chêne, le hêtre, etc. Toutes ces essences constituent pour le Canada une richesse inappréciable, à une époque où les réserves forestières s'épuisent si rapidement. La chasse aux fourrures (ours, renards, etc.) y est en outre des plus rémunératrices.