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DU SUD

es et constantes, et reçoivent d^s pluies abondantes. Para a des températures moyennes ex ■ êmes de 26*^4 et 25*^4, soit un écart annuel de 1"^; Manaos, de 26°6 et 25^ (écart : 1*^6); " u-nambouc, de 27'*6 et 23^2 (écart : 4'^4) ; les chutes annuelles

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Fig. 179. — Les zones de pluies dans V Amérique du Sud.

le pluies dans ces trois stations sont respectivement de 1 m 90,

m 20, 3 mètres.

Puis la zone tropicale : sur les plateaux brésiliens, où, en raison de l'allilude, les écarts de température sont sensibles, les pluies, au lieu de tomber en toute saison, alternent avec une période de sécheresse de plus de trois mois, qui a souvent des conséquences terribles. A Cujaba, la températm"e moyenne de

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LES PRINCIPATES PUISSANCES DU ilONDE

janvier est 27^ celle de juillet 21« (écart, 6«), et la Imulciir annuelle des pluies est de 1 m. 50. Gomme dans l'Australie sud-orientale et dans le Natal africain, les vents alizés {fig. p. 546) qui soufflent du SE, c'est-à-dire de l'Océan, déversent des pluies abondantes sur le littoral oriental do l'Amérique du Sud. suppnma)it ainsi au voisinage de la mer la zone désertique

Cliché du Vérascope Richard.

Fig. 18v). — Ciel d'alizés au large de Pernambouc .

qui succède à la zone tropicale dans l'Afrique boréale et dans les régions occidentales des continents austraux.

La zone tempérée chaude est donc directement en contact, a l'E, avec la zone tropicale : V Extrême-Sud du Brésil, compris entre le tropique du Capricorne et le 2^^ parallèle (correspondant dans Ihémisphère N au parallèle deBiskra) a, sauf sur les côtes marécageuses, un climat tempéré et salubre. La température moyenne de janvier (été) à Bliimenau. dans l'État de Santa-Galarina, est de 25^; mais celle de juillet (hiver) n'est que de 15<*. Ce sont à peu près les conditions climatiques de l'Algérie et «iii

l'amkrique du sud Îii7

Cap. De méma Baenos-Ayres, clans la République Argentine, donne 24° et 10° (écart, 14"^), et reçoit par an 90 cm d'eau.

Vers rw, les pluies sont moins abondantes, souvent même insuffisantes. Le manque d'humidité est une des plaies du Chaco et de la Pampa. La sécheresse est parfois telle que certaines stations de chemin de fer reçoivent à chaque train leur provision d'eau. Sur bien des points de la pampa, bêles et gens apprennent à boire leau saumâtre. L'irrigation est dans l'Argenâne, comme dans r\V et l'Extrême- W des États-Unis, une condition essentielle pour ouvrir la steppe aux entreprises agricoles.

Tout au S, la Patagonie a un climat tempéré froid, avec des hivers rigoureux et des pluies de nouveau suffisantes.

4. — Eanx courantes. — Comme l'Amérique du Nord, rAmdriquc du Sud a de magnifiques voies navigables. Là aussi, les hautes montagnes étant accolées au littoral Pacifique et bordées à l'E par d'immenses plaines, des fleuves nés très loin de l'Atlantique peuvent aller se jeter dans cet Océan après avoir drainé des surfeices extrêmement étendues. Là aussi la faiblesse du relïeî miérieur facilite les relations entre les différents réseaux fluviaux : le canal naturel du Cassiquiare unit VOrénoque au Rio Negro, affluent de V Amazone. Enfin l'abondance des pluies dans les régions équatoriales et tropicales assure à la plupart des fleuves un débit considérable.

Le plus grand fleuve de l'Amérique du Sud est l'Amazone (où Maranon\ qui n'est pas le plus long fleuve du monde (5.800 km. alors que le Nil en a 6.470), mais qui vient au premier rang pour V étendue de son domaine (6 millions 1/2 de km-) et pour son débit {ftg. p. 483).

Né sur les hauts plateaux andins, l'Amazone est déjà en plaine lorsqu'il entre au Brésil après un parcours de 2.400 km en territoire péruvien. 11 ne descendra que de 80 m sur3.400 km. Sapenfd est donc insensible, mais le volume de ses eaux est tel qu'elles s'écoulent rapidement vers la mer. A Manaos, la largeur du fleuve est de 5 km et, en maints endroits, elle augmente au point que, du milieu des eaux, on ne peut apercevoir les rives.

L'Amazone est en effet abondamment alimenté par les pluies équatoriales qui tombent toute l'année ; ses affluents de gauche lui apportent le tribut des pluies d'été de l'hémisphère N qui

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tombent de mars à juillet; ses affluents de droitç se gonflent pendant l'été austral, d'octobre à mars. Cette régularité des pluies équatoriales et cette alternance des pluies tropicales assurent à l'Amazone (comme au Congo en Afrique) un régime très régulier. Le fleuve grossit lentement d'octobre à juin et décroît lentement de juillet à septembre. Au moment des crues, le fleuve inonde ses rives incertaines, y étale une vaste nappe d'eau boueuse; quand il se retire, une partie des eaux séjourne dans des bras parallèles, dans des canaux, dans des lacs ou dans des marais.

Les allavions que charrie l'Amazone forment dans son lit des îles de boue; ce sont elles qui ont donné naissance à la grande île Marajo (20.000 km^) à l'embouchure. Dans l'estuaire, la lutte du flot de marée et du courant fluvial crée une barre dangereuse, le pororoca.

Le principal affluent de gauche de l'Amazone est le Rio Negro. Les affluents de droite {Purus, Madeira, Tapajoz, Xingu) sont beaucoup plus nombreux et beaucoup plus longs ; malheureusement, ils sont coupés de rapides ou de chutes à leur sortie des plateaux boliviens ou brésiliens, et leur importance se trouve ainsi notablement diminu'ée.

Les deux rivières jumelles, Tocantins et Araguaya, issues du centre du plateau brésilien et coupées aussi de rapides, peuvent être considérées comme des affluents de l'Amazone, bien que leur embouchure soit distincte de celle du grand fleuve et ne lui soit rattachée que par le chenal limitant au S Tîle Marajo.

Malgré l'existence de rapides sur nombre d'affluents de TAmazone, on estime que le fleuve et ses tributaires sont accessibles à la navigation à vapeur sur une longu<?ur totale de 50.000 km environ. •

Le plateau brésilien envoie à l'Océan Atlantique de nombreux cours d'eau, qui ont malheureusement des rapides au point où ils entrent en plaine. Le plus important est le Sao-Francisco, long de 3.000 km et navigable sur une grande étendue, en amont de ses chutes.

Les trois grands cours d'eau qui se réunissent pour former le Bio de la Plata — le Paraguay, le Parana et l'Uruguay, — naissent tous trois en territoire brésilien et dans des régions bien arrosées.

Le Paraguay, issu des mêmes marais que le Guaporé, afïluenl de la Madeira, est un fleuve de plaine au cours lent et régulier,

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