CHAPITRE XXIX LE BRÉSIL. — LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE
l. — Le Brésil
ropulation. — La République du Brésil (8.360 000 km«j n'a que 30 millions d'hab. (densité: 3.5). Plus de 3 millions d Indiens et de nègres vivent dans les zones ôquatorlale et tropical* ; plus de 5 millions de blancs vivent dans le S ; il y a 12 millions de métis L im migration actuelle est surtout Italienne et allemande.
llégions natttrelles. — I. lmazo/7/e, couverte de selvas, a un climat malsain ; son caoutcliou:; oat exporté par Manaos et Para. — Les Plateaux tropicaux (campos, catingas, fournissent le café; les grandes villes sont près de la mer : Pernambouc, Bahia, Rio de Janeiro, Sao Paulo et son port Santos. — Le S tempéré, que caracté risent l'araucaria et le maté, s'ouvre à la colonisation européenne : Porto-Alegre.
jyéveloppentent économique. — Le Brésil est un pays surtout agricole, dont le café et la canne à sucre sont jusqu'à présent, avec le caoutchouc, les principaux produits. Le réseau ferré manque de cohésion. Le commerce, qui dépassait 3 milliards de francs en 1913, se fait surtout avec 1 Europe et les États-Unis.
JPopulatiott. — La République Argentine (2.885.000 km*) n'a que 8 millions d'hab. (densité : 2,5; ; ce sont principalement des blancs, d'origine espagnole, italienne, française; 1 immigration actuelle est Birtout italienne
Réglons naturelleH. — Les régions subandines ont quelques grandes villes : Tucuman, Mendoza — Les Chacos savanes où pous sent le maté et le quebracbo, sont peu peuplés. — La Pampa texn pérée, plaine délevage et de culture, n'a de grandes villes que sui son poui tour : Gordoba, Rosario, Buenos-Ay/es (1.600.000 hab.), La P!ata, Bahia Blanca. — LaPafa^on/e est un plateau stepp i que. pi esque inhabité.
Développement économique. — L'élevage (bœufs, moutons, chevaux) est aujourd'hui dépassé par l'agriculture (blé). Lé réseau ferré se développe rapidement (ligne de Buenos Ayres à Valparaiso) Le commerce, qui déliassait 4 milliards 1,2 en 1913, se faisait surtout aveclEurope.
i. — Le Brésil
1. — Population. — Le Brésil (fig. p. 554) couvre, à lui seul, la moitié de V Amérique du Sud Comptant 8. 360. 000 km-, il est lo fois 1/2 plus grand que la France, aussi étendu que l'Australie, presque aussi vaste que les États- Unis.
Mais tandis que les États-Unis, avec plus de 100 millions d'habitants, renferment les 4/5 de la population de l'Amérique du IS^rd, le Brésil n'a que 30 milliom d'habitants (3,5 au km-).
Cette disproportion entre le plus grand" Etat de l'Amérique ("i Nord et le plus grand État de l'Amérique du Sud tient avant tout à la di/férence de leur position ; tandis que les États-Unie sont presque en entier dans la zone tempérée, le Brésil est en majeure partie dans la zone tropicale : seul, l'Extrême^Sud dépasse le tropique du Capricorne.
Quelques progrès que fasse le Brésil, il ne saurait jamais, en raison même de sa situation, jouer dans l'Amérique du Sud un rùle analogue à celui des États-Unis dans 1 Amérique du Nord.
^intérieur du Brésil (Amazonie et plateaux) est presque vide; en mainte région, la densité de la population ne dépasse pas celle du Sahara. C'est sur le rebord extérieur des plateaux, et en particulier sur les côtes et dans le S, que les hommes se sont groupés.
Les habitants du Brésil appartiennent à des races diverses.
Dans les plaines de l'Amazonie et sur les plateaux vivent des Indiens, divisés en de nombreuses tribus, et très peu civilisés; beaucoup en sont encore à lâge du bois ou de la pierre. On estime leur nombre à 7 ou 800.000. Deux millions et demi de nègres vivent au Brésil, où ils ont été maintenus en esclavage jusqu'en 18b8; ils sont surtout nombreux dans les régions tropicales de la côte Atlantique.
Uans le S vivent d'autre part plus de 5 millions de
Soi
blancs {Ualiens, Portugais, Allemands^ Espagnols, etc.). Les Français (plus de 10.000) forment un groupe important sur le Bas-Amazone.
Le nombre des blancs s'accroît par l'immigration, que le gouvernement brésilien favorise partons les moyens;
Equateur
Fig. 182. — Le Brésil.
une admirable propagande, qui s'inspire des métbodes canadiennes (voir p. 491), va cueillir dans les régions misérables de l'Italie du S des milliers de colons auxquels on fait une situation assez avantageuse et qui se fixent sur le sol.
Près de 3 millions d'immigrants sont entrés au Brésil depuis le début du xix® siècle; sur ce total on compte 1.^00.000 Italiens, 750.000 Portugais, 470.000 Espagnols,
60.000 Allemands, 100.000 Russes et Polonais, 11.000 Français.
Le chiffre des immigrants {fig. p. 556) varie beaucoup d'une année à l'autre : en 1891 il a atteint le maximum de 216.000, en 1903 il est descendu à 34.000, dans les années qui ont précédé la guerre il approchait de 100.000.
L'élément prépondérant de l'immigration, fourni avant la guerre par Vltalie et par VAllemagney se portait surtout vers les Etats méridionaux de Sao-Paulo (Italiens), de Santa-Gatarina et de Rio Grande do Sul (Italiens et Allemands). La toponymie reflète ce caractère de l'immigration européenne ; les noms allemands et les noms italiens voisinent sur la carte : à côté de Berlin, Bismarck, Blumenau, Neu-Wûrttemberg, on trouve Garibaldi, Nuova-Venezia, Nuova-Trento, San-Francisco da Paola, etc.
Du mélange de diverses races sont issus plus de 12 millions de métis, qui forment, en définitive, le fond de la population.
La grande diversité des éléments ethnographiques et la «lisjiorsion d'un petit nombre d'habitants sur un territoire immense, ont empêché quil se forme au Brésil, comme au Mexique par exemple, une nationalité fortement constituée, liien que la langue portugaise soit la langue oflicielle, les colons italiens ou allemands (ces derniers surtout) conservent leur idiome maternel, de môme qu'ils restent fidèles à leurs habitudes nationales. Il y a dans le S du Brésil une Italia, et surtout une Germam'a, qui ne songe pas d ailleurs à se rattacher à l'Empire allemand, mais qui forme un groupe à part. D'autre part, le fort contingent de nègres ne semble pas devoir faciliter la fusion des divers éléments de la populatiou brésilienne.
Ancienne colonie portugaise, le Brésil est une République fédérale ^orméo, de 20 Etats autonomes et d'un DistrictFédéral; celui-ci comprend la capitale, Riode Janeiro, et ses environs.
Lha PUiXClPALES PLlSSA^'i:ES DU MuNDE
2. — Régioasuaturelles. — On peut distinguer au Brésil trois grandes régions natureiies :V Amazonie, ïq^ plateaux CL le Sud.
a) L'Amazonie. — Immense plaine de climat équatorial ou au moins tropical, parcourue par un grand tleuve qui est comme une mer d'eau douce, l'Amazonie est le domaine de la forêt vierge, de la selva toujours verte; palmiers de toute sorte, bois d'ébénisterie comme l'acajou et le palissandre, arbres ou lianes