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Fig. 183. — L'immigration au Brésil, de 1S00 à 10 iS.
à caoutchouc j abondent, et peuvent être exploités grâce à la lacilité des communications par eau.
Malheureusement le climat de V Amazonie est très malsain : la côte équatoriale et tropicale du Brésil est une des terres d'éleciion de la fièvre jaune; l'inléi'ieur de TAmazonie ne connaît pas la fièvre jaune, mais la constante élévation de la températm'e y a pour conséquence V anémie.
Aussi les habitants, môme autochtones, sont-ils encore peu nombreux. Les villes sont rares; Manaos. sur le rio Negro, principale escale de la navigation amazonienne, n'a que 80.000 âmes; le port maritime de Belem ou Para (275.000 hab.), sur l'estuaire du TocauLins, est le principal débouché de l'Amazonie.
6) Les plateaux. — Les plateaux, dont le climat tropical est moins humide et moins uniformément chaud (saison sèche d'hiver), ont une végétation forestièi'e moins généralement exubérante. La forêt dense couyre seulement le versant oriental de la barra do Mar, jusqu'au Rio Grande do Sul. Sur les plateaux le I ijrsage rappelle la brousse soudanienne : ce sont des savanes herbeuses [campos et catingas), alternatiTement verdoyantes et desséchées, interrompues, surtout au voisinage des cours deau, par des forets d'arbres à feuilles caduques. Les ressources végétales sont donc ici moins abondantes que dans les selvas; mais cirtaines (le café par exemple) ont une importance de tout premier ordre ; en outre, le sous-sol, formé de roches anciennes, renferme des richesses minérales assez abondantes [minas geraes : o:r et diamant).
La population est concentrée dans la région littorale; c'est là que se trouvent toutes les grandes villes : ks ports de San Luis de Maranhao^ Ceara,. Parahtfba, Mac.ei& comptent une cinquantaine de mille âmes. Recile ou Pernambouc (^i20.00O hab.) a l'avantage d'être le gran 1 port américain le plus rapproché de l'ancien continent (^5jours de PernamboQC à Dakar;; mais Bahia (350.000 hab.) est situé sur une bien meilleure rade. Rio de Janeiro, capitale, compte i million d'âmes ; Sao-Paulo (450.000 hab.), sur les pentes du plateau, exporte i^diTSajitos (35.000 hab.) le café dont les grandes exploitationsl'entourent (fig. 558).
c) Lk Sud. — Le Sud du Brésil, de climat tempéré, est le domaine de la steppe-praiiHCf susceptible d'être transformée en pleurages ou livrée à la culture, et piquée de bouquets d'arbres d )nt les principaux sont l'araucaria et le herva maté. Le bois de r iraucaria est utilisé par l'immigrant pour construire la maison el les meubles, son fruit nourrit bêles et gens. Quant au malé, c' îst un arbuste dont les feuilles donnent par infusion une b(;isson analogue au thé.
558 LES PiaxcIPALES PUISSAN'CKS DU MONDE
Le Sud brésilien représente une région d'aven/?- que la colonisation européenne (surtout allemande; est en train de transformer.
Cette région agricole a des villages ou des bourgs nom breuxet prospères, mais pas de grande ville à l'intérieur.
Cliché du V'érascope Richard.
i^ig. 1^4. — L'aus inie fazpncla brésiiienne : le séchage du café.
Joinville, la principale, ne dépasse pas 25.000 hab Sur la côte Porto-Alegre compte 150.000 âmes.
3. — Développement économique. — Le Brésil dispose de ressources naturelles très abondantes et très variées. Leur mise en valeur a fait de grands progrès, mais il reste encore beaucoup à faire pour que le Brésil tire de son sol tout le parti possible.
L'agriculture présente des caractères tout différents dans la région tropicale et dans l'Extrême-Sud tempéré.
La principale des cultures tropicales du Brésil est