‹ Les principales puissances d'aujourd'huiChapitre 135 sur 154 · JO · texte numérisé non relu

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celle du café. Le caféier, qui demande une température élevée sans excès, une humidité moyenne mais presque constante, un sol meuble et riche en phosphates, et qui se plaît surtout sur les terrains en pente, trouve ces conditions réalisées sur le versant oriental des plateaux brésiliens, dans la terra rossa colorée par l'oxyde de fer.

Fig. dSo — Production du café dans le monde.

La principale région de grande culture est la province de Sao-Paulo, dans laquelle se trouvent plus de 15.000 grandes exploitalions ou fazendas, dont 600 possèdent de 200.000 à 500.000 plants de café. Sur 1 million de t. de café produites dans le monde {fig.

p. 559), le Brésil en fournit en moyenne plus de 700 000, les 4/5, valant avant la guerre plus de 700 mil- Hons de fr. La moitié du café brésilien s'exporte par le seul port

de Santos, qui présente l'avantage d'être le débouché direct de la province du Sao-Paulo. Le succès qu'a obtenu la culture du café au Brésil a même eu pour résultat la surproduction et par suite l'avilissement des prix (les 100 kg. à Hambourg: en 1890, 300 fr., — en 1902, 200 fr.). Aussi l'espace consacré à la culture du café tend-il à diminuer Dans l'espace de quelques années, il a été ramené de 10.000 à 8.000 km^. Le café brésilien est exporté surtout à destination, de l'Europe, où il entre par les ports de Hambourg et du Havre, et à destination des Etats-Unis.

La carme à sucre prospère dans les terres alluvionnaires de la côte NE (entre l'embouchure de l'Amazone et Bahia); toutefois la production du Brésil n'est pas encore l)ien considérable. Le coton et le tabac réussissent également dans le Brésil tropical, mais c'est pour le cacao seulement que le Brésil figure parmi les pays grands producteurs.

Les cultures alimentaires ont été longtemps négligées. Dans le Brésil tropical on cultive le manioc, dont la farine fournit le tapioca, le riz et les légumineuses (particulièrement le haricot no'w — feijâo — qui est la base del'alim cntation des Brésiliens).

Dans le Brésil méridional prospèrent les cultures des pays tempérés; culture du mais et culture du blé; celle-ci lait sans cesse des progrès, et suffira bientôt à la consommation dû Brésil.

Mais le S est avant tout une région d'élevage, notamment d'élevage du bœuf. Les provinces de Santa-Catarina et de Rio Grando do Sul annoncent déjà à cet égard l'Uruguay et la République Argentine. Lq^ produits de ferme y acquièrent une valeur de plus en plus grande.

Si le S a ses prairies d'élevage, le N a ses grandes /or^^s qui fournissent les bois de teinture ou d'èbénisterie, la noix de Para et surtout le caoutchouc, dont l industrie réclame des quantités sans cesse croissantes.

Plusieurs végétaux brésiliens fournissent du caoutchouc; les principaux sont des arbres du genre Hevea, hauts de 25 à 3<) m; his Hévéas cultivés donnent du caoutchouc dès l'âge de cinq ans.

Les lignes de vapeurs d'Europe, — surtout les lignes anglaises — peuvent remonter directement l'Amazone jusqu'à Manaos, à 1.700 km de la mer ; leurs services annexes desservent même l'iuitos, au delà de la frontière péruvienne. Ainsi se trouve 1 poussé de plus en plus vers l'W le centre du marché du caoutchouc.

Le Brésil était avant la guerre le plus grand producteur du caoutchouc du monde : par les ports de Manaos et surtout de Para, il en exportait pour 5 ou 600 millions de fr.; l'Amazonie fournissait la moitié (environ 40.000 t.) du caoutchouc consommé dans le monde entier. Mais les plantations de la Malaisie et de Ceylan font au Brésil une concurrence de plus en plus rude, et la production brésilienne ne représente môme plus maintenant le quart de la production mondiale.

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