‹ Les principales puissances d'aujourd'huiChapitre 136 sur 154 · I.a prospérité de TAninzoniV. où lt\s cultures alimentaires · texte numérisé non relu

I.a prospérité de TAninzoniV. où lt\s cultures alimentaires

(manioc, cacao" avaient été abandonnées pour la cueillette <lu caoutchouc pat' la main-d'œuvre des « seringueiros » du Geara,

Le Brésil. n'a plus aujourd'hui l'importance qu'il avait autrefois coname producteur d'or et de diamants ; les mines des plateaux, qui pourraient notamm int produire en abondance le diamant noir {carhonado) >À utile à l'industrie, ne sont pas exploitées avec des procédés mécaniques, analogues à ceux mis en œuvre dans l'Afrique australe. En revanche, le sous-sol brésilien renferme des gisements de/*er et de houille qyxQV on commence à exploiter.

L'industrie du Brésil, peu développée avant guerre, est en voie de progrès. Des ateliers de tissage, qui utilisent surtout le coton américain, se sont fondés à Rio de Janeiro; ils consomment plus de 100.000 t. de coton par an. Vutilisation des chutes d'eau va donner un certain élan à l'industrie brésilienne.

Le Brésil a sur la plupart des États de l'Amérique du Sud l'avantage de posséder des voies de communication nombreuses. U a un vaste réseau de voies navigables, bien qu'un trop grand nombre de ses cours d'eau soient coupés de rapides. Il a un réseau de chemins de fer qui atteint 30.000 km, mais qui manque d'unité. Les principales voies relient les grands ports, Pernambouc, Rio de Janeiro, Santos, à l'intérieur du plateau; ces petits réseaux ne sont pas encore suffisamment soudés les uns aux autres. Cependant Rio est maintenant relié à Sao Paulo ; quelques grandes lignes de pénétration sont en construction : de Santos, l'une d'elles atteindra hieniùi Cor umb a j sur le haut Paraguay.

Actuellement, les divers points de la côte ne sont mis en relations que par des services de navigation. D'autre part de grands paquebots, appartenant en général à des compagnies étrangères, partent de Santos, de Rio, de Bahia, de Pernambouc, de Para, de Manaos, à destination des ports de l'Europe et des Etats Unis.

En 1913, le commerce extérieur du Brésil dépassait

S milliards de francs^ dont 1.700 millions pour l'exportation {café, caoutchouc, tabac, coton, cacao, sucre, maté, produits de l'élevage, tapioca, or), et l.oOO pour Vimportatîon (produits alimentaires et objets fabriques). Le Brésil vendait ainsi plus qu'il n achetait. Ses principaux fournisseurs étaient l'Angleterre, TAllemagne, les F^tats- Unis, la France et l'Argentine; ses principaux clients étaient les Etats-Unis, l'Allemagne, lAngleterre et la France. Nous ne venions donc qu'au quatrième rang sur la liste des fournisseurs et des clients du Brésil. Nous lui achetions surtout du café et du caoutchouc.

Les relations commerciales du Brésil sont au moins aussi étroites avec l'Europe qu'avec les États-Unis. Dnhar est plut près de Rio que New-York. Aussi le Brésil résiste-t-il assez bien aux tentatives faites par la grande République du Nord pour asseoir sa domination sur les Amériques.

Le Brésil a fait de grands progrès au xix^ siècle, et il en pourra faire de nouveaux et plus décisifs encore au xx*. Il ne lui manque que des hommes. Malheureusement une petite partie seulement de ce pays est capable de devenir une région de colonisation blanche, et encore faudra-t-il pour cela que se poursuive le mouvement de colonisation italienne dessiné dans ces dernières années. Le reste du Brésil, situé dans la zone tropicale, ne sera jamais qu'une sorte de colonie d'exploitation à l'usage des Brésiliens du S ou des capitalistes étrangers.

4. — Populations. — Sur 2.885.000 km-, c'est-à-dire 5 fois 1/2 la France, la République Argentine (fig. p. 563) n'a guère que 8 millions d'habitants, c'est-h-dire à peine plus que la population de Londres. La population spécifique de l'Argentine est ainsi de 2,5 au km-.

Cette populalion est d'ailleurs très inégalement rciniriic : si lun compte 11 habitants au km- dans la province de Tucuman, on ne trouve dans le territoire du Ghaco qu'une population spéci-

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Fig. 18(3. — Jai République Argtntine.

fique de 0,06, et dans le territoire de Patagonie, le chiffre s'abaisse à 0,04.

Mais elle s'accroît rapidement par voie d'immigration. Dans les années qui ont procédé la guerre, le nombre

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