‹ Les principales puissances d'aujourd'huiChapitre 21 sur 154 · L EUROPE DU NORD-OUEST · texte numérisé non relu

L EUROPE DU NORD-OUEST

drcment ont été recouvertes par la mer qui s'y est maintenue jusqu'à notre époque {Manche, Mer d'Irlande, Mer du Nord), ou qui les a évacuées après avoir déposé les sédiments qui recouvrent le Bassin de Londres, le Bassin parisien, le Bassin d'Aquitaine, etc. Les hautes régions se sont trouvées fractioanées en groupes montagneux^ entre lesquels s'intercalent des dépressions qui ont facilité les passages; à la base de ces massifs se sont accumulés les débris de la végétation carbonifère, qui forment aujourd'hui de riches bassins houillers ; les filons de minerais (surtout de fer) se rencontrent aussi en abondance au milieu des roches anciennes.

L'ensemble de TEurope du Nord-Ouest, aujourd'hui morcelé, faisait donc partie, à une époque géologique qui n'est pas encore très lointaine, d'un même bloc continental: les Alpes Scandinaves se reliaient au massif écossais; la Mer du Nord et la Manche n'existaient pas. Aujourd'hui encore, malgré les dislocations brusques et les affaissements lents qui se sont produits, tous lés pays de l'Europe du Nord-Ouest reposent sur le même socle continental.

Les lies Britanniques, détachées de la terre ferme depuis une époque relativement récente, représentent le poste avancé de l'Europe occidentale, au bord de la profonde dépression qui sépare l'Ancien et le Nouveau Monde.

3. — Relief et littoral des Iles Britanniques {fig. p. 2S). —

Déjà continentales grdce au plateau sous-marin qui les supporte, les Iles Britanniques le sont encore par leur relief, qui se rattache au relief des régions voisines de l'Europe atlantique.

Le No7'd et V Ouest de la Grande-Bretagne, ainsi que V Irlande, sont accidentés par des massifs qui appartiennent soit au système calédonien^ soit au système hercynien. Entre l'Ecosse et la Norvège, entre la Gornouailleet l'Armorique, les ressemblances sont frappantes. Le iÇi^d- Est, au contraire, est occupé par un bassin sédimenlaire étroitement apparenté au Bassin parisien ou au Bassin flamand. Le Pays de Gaux trouve son pendant dans les Downs anglais, et « la Hollande semble contempler sa

propre image dans la partie de rAnglelerre qui lui fait face » (Vidal-Lablache).

Le morcellement des lies Britanniques en massifs d dureté différente et séparés par des dépressions a favorise la pénétration de la mer à V intérieur des terres; aucun

Roches anciennes | |cn sédimentaÎK

d° volcaniques

Dépôts guaterr;aire&

Fig. 11. — Struclure des Iles Ih'i/a?iniques.

Dans le bassin sédimenlaire du SE les roches dessinent 4 rangées de collin

(DoNvns).

point de la Grande Bretagne n'est à plus de liiO km d'une mer. La Grande-Bretagne et, à un moinilre degré. l'Irlande, sont constituées par une série de bourrelets cor respondant aux régions hautes, et d'étrartglements corre^pondant aux dépressions et aux grandes vallées qui séparent les massifs.

Dans le détail, les articulations littorales sont 7iom-

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oreus€$ st variées, surtout à TW où la mer a submergé les anciennes vallées fluviales et glaciaires, devenues aujour d'hui les flrths écossais, analogues aux fjords norvégiens, ou les estuaires irlandais, gallois et comiques. Le S a ses falaises, semblables à celles du Pays de Gaux, et l'E ses dunes, pareilles à. celles de la Flandre et de la Hollande.

Les marées, très fortes sur les côtes britanniques, remontent jusqu'à plusieurs km dans les vallées inférieures des' fleuves, et deux fois par jour, rétrécissent encore la largeur déjà bien faible de la Grande-Bretagne. Peu de pays sont en contact aussi intime avec la mer. « Par les échancrures qu'elle découpe et qui imposent un long détour à ceux qui voudraient la tourner, la mer s'offre souvent comme la voie la plus directe, même pour les relations intérieures » (Vidal-Lablache).

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