C.Northumberlar
Bail a rat
Détroit de Bass,-
^Tasmanie Hobarû
Fij?. 28 . — V Australie.
les alluvions. Les lames se brisent contre cette barrière de récifs; une mer calme s'étend ainsi entre la côte et les écueils, et le cabotage peut s'y opérer sans difficulté.
A rw et au S, les lignes de la côte sont partout rigides ; It Grande Baie australienne «t le Golfe de Carpentarie eux-mêmes ont un littoral très monotone.
Sur 36 degrés de latitude, il y a naturellement entre le climat des diverses régions de l'Australie des différences notables. Mais un ensemble de circonstances défavorables contribue à imprimer au climat australien un aspect spécial, caractérisé par de grands écarts de température et par une sécheresse extrême.
Principales puis=ancee du monde. 6
Les vastes plateaux australiens s'échauffent rapidement pen dant le jour on pendant Tété, et se refroidissent non moins vite pendant la nuit ou pendant Ihiver. Ainsi Alice Springs, dans le Centre australien, a pour températures moyennes du mois le plus chaud et du mois le plus froid 30*^ et il" (écart : 19*^) ; les moyennes des températures extrêmes de l'année sont + 45^,6 et — 3*^,4 (différence : 49<^). Sur les côtes, les écarts annuels et quotidiens sont moindres, la température moyenne varie avec la latitude : Port-Darwin, au N, a pour températures moyennes des mois le plus chaud et le plus froid 28» et 23° (écart 5°) ; Melbourne, 19» et 9° ^écart 10°); ^obart-Town, lô*^ et 7^5 (écart:
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Kii;. ■^^. — l\ade de Sydney .
L'e.xistence, à l'intérieur de lAustralie, de grands espaces continenlaux dont la température varie notablement au cours des saisons, fait de ce continent un pays de moussons. Pendant la saison chaude, le continent, surchauffé, forme une zone de basses pressions atînosphériques et un foyer d'appel pour les vents venus de la mer. Malheureusement, les vents alizés d'E sont arrêtés par la Cordillère australienne ; ils déversent toute leur humidité sur la pente orientale des montagnes. Les vents du S, arrivant dans des régions de plus en plus chaudes, absorbent de Thumidité au lieu de condenser leurs vapeurs. Seuls les vents du iV et de l'W pourraient provoquer des pluies, mais leur influence est limitée à une bande littorale assez restreinte.
En hiver, le continent, refroidi, subit de foi-tes pressions barométriques et devient un foyer d'émission des vents, naturellement secs puisqu'ils soufflent de la terre vers la nier.
Aussi l'Australie intérieure est-elle une région aride. Certaines stations, particulièrement déshéritées, ne reçoivent que de 2 à 6 cm d'eau par an. Seules, les côtes, surtout à VE, au pied de la Cordillère, et au N, dans la zone équatoriale, ont des pluies
L AUSTRALASIE
abondantes : l'",60 à Port-Darwin, l'^,30 à Sydney {fîg. p. 99). Même dans les régions où la moyenne annuelle des pluies est suffisante, il y a trop souvent de longues périodes de sécheresse dont les conséquences sont désastreuses pour l'agriculture et pour l'élevage. La sécheresse est le fléau de r Australie.
Cette sécheresse du clinnat explique la. pauvreté de /'hydrograpîiie australienne. Malgré leur longueur, le Murray (2.700 km)
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Pluies très rares Zone du Scrub \^\ Déserts
Pluies uatoriales
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ri- iii) — Les pluies en Australie.
et ses affluents [Murrumbidgee, 2.160 km); Darling, 3.100) ont un régime si instable et perdent tant d'eau par Tévaporalion qu'ils sont d'une très faible utilité. O'iant aux creeks du Centre australien, analogues aux oueds sahariens, ils n'ont d'eau qu'à la suite des rares chutes de pluie et sont à sec en temps ordinaire. Les eaux très salées des lacs peu profonds (lacs Eyre, Araadeus), tiù se terminent la plupart d'entre eux, s'évaporent complètement pendant les longues périodes de sécheresse abandonnant à la surface du lac une épaisse couche de sel.
Par la faute également du climat, l'Australie a des aptitudes végétales médiocres ; la plus grande partie de son territoire est constituée par des steppes et des déserts. En revanche, les
richesses minérales que renferment les roches anciennes de l'Australie sont nombreuses et variées.
3. — Popuiatiou de l'Austpaiîe. — La population australienne, d'une très faible densité générale (0,6 au km -, c'est-à-dire 6 habitants pa?' iO km-), est très inégalement répartie : le centre du continent est presque désert, les hommes se sont fixés sur les côtes, en particulier dans le
Brisbane
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Fig. 31. — Répartition de la population en Australie.
SE. de climat à la fois tempéré et suffisamment humide. Une carte de la densité des populations en Australie {fig. p. 100) ressemble singulièrement à une carte des pluies. L Australie est un continent presque vide.
Parmi les 5 millions d'hommes du continent australien, les populations primitives comptent à peine. D'après certains auteurs, le nombre des indigènes se serait abaissé de 60.000 en 1891 à 21.000 en 1901.
La population australienne est donc presque entièrement à'origine européenne. Les premiers immigrants y furent implantés de force en 1788 ; c'étaient des condamnés anglais (convicts) qu'on avait débarqués à Botany-Bay. En
L'AUSTRALASIE 101
1831, le bruit se répandit en Europe qu'on avait découvert d immenses gisements d'or en Australie, et les mineurs affluèrent.
De i>06 jours, l'immigration s'est notablement ralentie, iiln partie annulée par l'émigration, elle ne dépasse pas •30.000 par an. Les divers gouvernements australiens, afin de, maintenir le taux des salaires, opposent d'ailleurs des entraves de toute sorte à l'immigration, particulièrement à l'introduction des liommes de couleur {Chinois, Japonais, Hindous). On peut dire que la population australienne est maintenant presque stationnaire, et cette situation crée, en ce qui concerne notamment l'agriculture, de très grosses difficultés de .main-d'œuvre.
Nouvelle Galles du Sud
Fie:. 32. — Proportion de la population des capitales et de la population totale du pays en Nouvelle -G ailes, dans la colonie de Victoria et en France.
La grande majorité des immigrants sont de race anglosaxonne (ou irlandaise) et appartiennent au prolétariat britannique. Dans l'Australie du Sud se trouvent quelques groupes d'Allemands.
La population australienne est essentiellement urbaine ifîg. p. iOl). La moitié des habitants vit dans des villes de plus de 6.000 âmes, et cette proportion tend à augmenter. Deux villes (S3'dneyet 3Ielbourne) ont à elles seules près du quart de la population totale.
Manquée de six jours par La Pérouse, l'i^ustralie est devenue une colonie anglaise. De la colonie primitive (Nouvelle-Galles du Sud) se sont successivement détachées la colonie de Victoria, la Tasmanie, l'Australie méridionale et le Queensland. Une colonie de l'Australie occidentale s'est formée à côté des précédentes. La Te?Te Alexandra et le Territoire du Nord dépendent de l'Australie du Sud. Les 6 colonies sont groupées depuis 1900 en une Fédération, le Commonwealth (République) d'Australie.