Popuiatîou. - Sur ses 30.000 km^ la Belgique
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possède plus de 7 millions \[%d'hab., soit 250 au km-, la plus forte densité de tous les Etats de lEurope. L'on a vu que cette densité dépasse 300 hab. au km^ dans les régions riches de la Basse et de la Moyenne-Belgique, tandis qu'elle s'abaisse à 40 dans l'Ardenne {fig. chap. xi).
La population belge s' est accrue et continue à s'accroître rapidement : elle n'était que de 4.300.000 hab. en 1846. On évalue son accroissement annuel à 70.000 hab. au cours de la période qui a précédé la guerre. C'était plus que l'accroissement annuel de la population française, qui était cependant au total 6 fois plus forte. Cette augmenta-
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i Limite, des 2 Etats .
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;'ig. 48. — Limite de la langue française et de la langile flamande.
(D'après A. Hovelacque.)
Le français domine dans les grandes villes, au N de la ligne pointillée.
tion était due à la forte natalité et à une ijyimigration qui dépassait de près de 10.000 Vémigration annuelle.
La population urbaine est très nombreuse dans ce pays d'industrie active.
Si Vunité religieuse existe en Belgique, où la presque totalité des habitants est catholique, il n'en est pas de même de l'unité linguistique. Une ligne tirée de Courtrai à Liège sépare \di population flamande ou flamingante de la. population wallonne [fi g. p. i^^).
Les Flamands, qui parlent un idiome dérivé du dialecte basallemand, représentent V avant-garde de races germaniques vers IW. Us dépassent même la frontière française, et une partie de notre département du Nord est de langue flamande. Les Wal-
Ions sont la iiointe extrême vers le N de Vêlement gallo romain. Les deux groupes s'équivalent sensiblement.
Malgré cette diversité linguistique et les rivalités qu'elle engendre, il s'est constitué une nationalité belge, jalouse de son indépendance, et dont l'héroïsme a su conquérir l'admiration du monde.
Malheureusement, cette population robuste, travailleuse et économe, est trop souvent ignorante : la Belgique est un des rares pays de l'Europe où n'existe pas l'obligation de l'enseigne^ ment primaire, et l'un de ceux où le nombre des illettrés est le plus
considérable. L'alcoolisme y est très répandu.